AcheterJusqu’à ce que la mort nous sĂ©pare. Jusqu’à ce que la mort nous sĂ©pare, par Pierre BĂ©hel – 152 pages. Amazon. Edition Grand Format via The Book Edition (Vente indirecte possible) The Book Edition (Collection Direct Lecteur – Petit prix – Vente directe uniquement) Kindle Store. Kobo Store. Alex bien que psychiatre, n'a aucune rĂ©ponse. Cependant, elle va vite comprendre que croiser la route de cet homme mystĂ©rieux, aussi fascinant qu'effrayant, ne sera pas sans consĂ©quences. Elle a un choix Ă  faire. Un seul. Mais a-t-elle encore le pouvoir de dĂ©cider ? On dit « jusqu'Ă  ce que la mort nous sĂ©pare ». Et si la mort nous JusquĂ  ce que la mort nous sĂ©pare - (S2E19) - A Million Little Things : Eddie et Delilah vont ĂȘtre confrontĂ©s Ă  la rĂ©alitĂ©, car elle est sur le point de donner naissance Ă  un bĂ©bĂ© Providedto YouTube by TuneCoreJusqu'Ă  ce que la mort nous sĂ©pare · FafapunkAu dĂ©but℗ 2017 AutoproduitReleased on: 2017-03-31Auto-generated by YouTube. Laculture par le théùtre Inscrite Il y a 1 mois 8 critiques Ajouter. Utile: Oui Non. -Ou comment la mort peut rĂ©unir ! 10/10. "Jusqu'Ă  que la mort nous sĂ©pare" est une comĂ©die, sur ce point-lĂ , il n'y a aucun doute. Mais elle aborde Ă©galement des thĂšmes de sociĂ©tĂ©s pas forcĂ©ment faciles Ă  traiter comme la mort, la vieillesse, la wGTBgD. PS4 Xbox One PC Stadia Un nouveau correctif est disponible pour Cyberpunk 2077. Il amĂ©liore un peu les performances et corrige des bugs d'affichage et de progression. Maintenant que la deuxiĂšme grosse mise Ă  jour pour amĂ©liorer Cyberpunk 2077, CD Projekt s'attĂšle Ă  des correctifs plus Ă©pars et moins denses. Ce fut le cas avec le patch il y a quelques jours, et ça l'est encore avec le correctif dĂ©ployĂ© aujourd'hui sur PS4, Xbox One, PC et Stadia. Au programme, des bugs de progression et d'affichage supprimĂ©s, et des amĂ©liorations pour les performances, notamment grĂące Ă  une meilleure gestion de la mĂ©moire. Le changelog complet est lisible ci-dessous. QuĂȘtes et monde ouvert Le terminal de donnĂ©es MĂ©tro Memorial Park devrait maintenant ĂȘtre correctement pris en compte pour le succĂšs Grand voyageur. Correction d'un problĂšme d'affichage dans l'apparence de Johnny aprĂšs avoir rachetĂ© la voiture de nomade Ă  Lana. Correction d'un bug dans Contrat Jusqu'Ă  ce que la mort nous sĂ©pare qui empĂȘchait d'utiliser l'ascenseur. Correction d'un bug dans Epistrophy qui pouvait piĂ©ger le joueur dans le garage s'il n'avait pas suivi le drone et qu'il avait foncĂ© dans la salle de contrĂŽle Ă  la place. Ajout d'un rĂ©tro-correctif pour le bug corrigĂ© dans la version oĂč Takemura pouvait rester bloquĂ© sur les quais de Japantown dans Down on the Street pour les joueurs qui ont rencontrĂ© ce bug avant le correctif et qui ont continuĂ© Ă  jouer jusqu'au Takemura sera dĂ©sormais tĂ©lĂ©portĂ© dans la salle de Wakako. Correction d'un bug qui empĂȘchait le joueur d'ouvrir le tĂ©lĂ©phone dans l'appartement au dĂ©but de New Dawn Fades. RĂ©solution d'un bug oĂč le joueur ne pouvait plus utiliser d'armes et de consommables aprĂšs avoir interagi avec un panneau de maintenance dans Riders on the Storm. Visuel RĂ©solution de divers bugs de clipping liĂ©s aux vĂȘtements des PNJ. IU RĂ©solution d'un bug oĂč les sous-titres n'Ă©taient pas correctement alignĂ©s dans la version en arabe. StabilitĂ© et performances Diverses amĂ©liorations de la gestion de la mĂ©moire rĂ©duction du nombre de crashs et autres optimisations. AmĂ©lioration des performances du GPU dans le rendu de la peau et des vĂȘtements. Modifications spĂ©cifiques aux consoles Optimisations et amĂ©liorations du GPU et de l'ESRAM sur Xbox One. AmĂ©liorations de la gestion de la mĂ©moire sur PlayStation 5. Modifications spĂ©cifiques Ă  Stadia Il n'est plus possible de rester bloquĂ© dans les menus de raccourcis clavier si aucun clavier n'est disponible. Petit Ă  petit, Cyberpunk 2077 sort donc la tĂȘte de l'eau, mĂȘme s'il n'arrivera probablement jamais Ă  atteindre la qualitĂ© rĂȘvĂ©e par ses dĂ©veloppeurs, notamment sur consoles. NĂ©anmoins, il est disponible Ă  partir de 39,00 € sur Lire aussi CD Projekt 13,7 millions de Cyberpunk 2077, 50 millions de The Witcher, inscriptions pour le jeu mobile Monster Slayer et plus encore Deadpool Vs Thanos Jusqu'Ă  ce que la Mort Nous SĂ©pare Prix Ă  partir de 16,00 € Cet article est indisponible ou Ă©puisĂ© chez l'Ă©diteur, mais encore en stock dans quelques sur "Sauf ici" pour connaĂźtre ces librairies. This article is unavailable or sold out at the publisher, but still in stock in some "But here" to know these libraries. Paru le 08 Novembre 2017 Album Comics de la SĂ©rie Deadpool Vs Thanos Jusqu'Ă  ce que la Mort Nous SĂ©pare Dessin Elmo Bondoc ScĂ©nario Tim Seeley Couleur Ruth Redmond Dessin de couverture Greg Hildebrandt Editeur PANINI COMICS Collection MARVEL 100% Genre Super HĂ©ros Public Ados-Adultes EAN 9782809466898 Album Comics en couleur, Couverture CartonnĂ©e En mm largeur 177, hauteur 266, Ă©paisseur 11 96 pages Ce qu'en dit l'Ă©diteur ..... Thanos dĂ©teste Deadpool mais il a pourtant besoin de lui pour sauver sa bien-aimĂ©e, la Mort. C'est parti pour l'aventure la plus surprenante du plus inattendu des duos ! Images © PANINI COMICS / Elmo Bondoc / Tim Seeley / Greg Hildebrandt Nous Ă©crire Ă  propos de cette fiche Les Librairies oĂč trouver cette rĂ©fĂ©rence ..... AU REPAIRE DES HÉROS 49100 Angers 16,00 € Cliquer ICI ALFA BD 06000 Nice 16,00 € Cliquer ICI Les internautes ont commandĂ© avec ..... Juste un peu de Cendres SĂ©rie Juste un peu de Cendres Comics Mara Jade T6 SĂ©rie Star Wars Le CotĂ© Obscur Comics Dans l'Ombre de Yavin T1 SĂ©rie Star Wars SĂ©rie 2 Comics Vainqueurs T28 SĂ©rie Walking Dead Comics DĂ©gĂąts par Seconde T6 SĂ©rie Ms. Marvel Comics La MalĂ©diction des Corbeaux T1 SĂ©rie The Witcher Comics À la Recherche de Diablo T1 SĂ©rie Amazing X-Men Comics X-Force Actes d'Agression SĂ©rie X-Force Actes d'Agression Comics Le Royaume de l'Ombre T2 SĂ©rie All-New Amazing Spider-Man Comics Prodigue T1 SĂ©rie X-Men LĂ©gion Comics L'avis des .... Pas encore de critiques, soyez le premier Ă  donner votre avis ! 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En se concentrant un peu, elle rĂ©ussissait Ă  distinguer les arabesques, les motifs floraux et les petites sculptures qui ornaient les bĂątiments mais cela ne faisait qu’aggraver son mal de crĂąne... Elle se baladait depuis la tombĂ©e de la nuit dans les grandes rues pavĂ©es de Melior. Cette citĂ© Ă©tait la capitale de Crimea et elle avait de quoi en ĂȘtre fiĂšre. Son immense chĂąteau Ă©tait impressionnant et en imposait forcĂ©ment, surtout Ă  une gamine de 15 ans issue de la campagne trĂšs profonde. Il luisait et semblait danser Ă  la lueur des torches, du haut de son perchoir. Ce palais Ă©tait un peu comme le gardien de la ville, le dĂ©fenseur et le protecteur. Mais son allure avait quelque chose d’inaccessible, de froid, alors que la ville basse, elle, Ă©tait trĂšs chaleureuse. A chaque coin de rues, des mĂ©lodies de toutes sortes s’élevaient dans l’air, embaumant la ville d’une douce brume musicale qui devait ĂȘtre agrĂ©able pour les passants et les habitants de la ville. Des tavernes Ă©taient ouvertes, des gens riaient gaiement... Ce devait ĂȘtre bien d’ĂȘtre comme tout le monde. Cependant, elle Ă©tait diffĂ©rente d’eux. A ses sens, tout ne lui apparaissait que comme une cacophonie incessante, elle ne pouvait pas se mĂȘler aux Beorcs sans avoir envie de vomir et pourtant elle ne pouvait pas non plus se rĂ©soudre Ă  les fuir. Elle se sentait seule parmi eux, mais moins que quand elle s’isolait dans la forĂȘt. Elle avait quittĂ© Jaffar depuis quelques semaines maintenant cependant, le Beorc lui manquait. Il Ă©tait vrai qu’il Ă©tait impossible pour elle d’accepter l’assassin sanguinaire qu’il Ă©tait mais le Beorc en tant que tel, elle l’apprĂ©ciait vraiment. Elle aimait son caractĂšre taciturne et sombre, ses cĂŽtĂ©s dĂ©sinvoltes et elle adorait le taquiner, le pousser Ă  bout
*Arf, encore ces pensĂ©es idiotes ! Tu es partie, assume fillette! *Depuis son dĂ©part prĂ©cipitĂ©, Yue hĂ©sitait entre ses regrets et sa fiertĂ©. Parfois, elle voulait partir Ă  sa recherche et le suivre malgrĂ© tout le mĂ©pris qu’elle ressentait pour son mĂ©tier et d’autres fois, elle se disait que se revoir ne ferait que dĂ©truire leur amitié’. N’ayant pu trancher avec elle-mĂȘme, elle s’en Ă©tait finalement remise au destin. S’ils se recroisaient un jour, elle aurait plaisir Ă  partager son temps et sa compagnie, elle l’accueillerait Ă  bras ouverts. D’ailleurs elle Ă©tait restĂ©e Ă  Crimea en espĂ©rant forcer ce le problĂšme n’était pas dans le fait qu’elle avait quittĂ© Jaffar sans prĂ©avis, non
 le problĂšme c’était qu’il avait créé un manque en elle. Elle s’était tellement habituĂ© Ă  sa prĂ©sence que la solitude, autrefois sa grande amie, lui semblait lourde, pesante, ennuyante. Elle avait bien sĂ»r fait d’autres rencontres plutĂŽt marrantes, quoi que dangereuses sur la route l’ayant menĂ©e Ă  Melior, mais rien d’aussi fort que ce qu’elle avait ressenti avec le Croc Pourpre. Et maintenant, elle se retrouvait au milieu d’un ramassis de poivrots, plus saoul les uns que les autres, sans but, sans destination... Cette ville devait vraiment ĂȘtre belle dans la journĂ©e, mais la nuit venue, elle ressemblait Ă  toutes les bourgades du coin, un nid Ă  Beorcs vent agrĂ©able parcourrait les rues de la ville basse. Leur Ă©troitesse devait protĂ©ger les gens de la chaleur durant la journĂ©e mais par une nuit comme celle-ci, elles devenaient de vĂ©ritables petits couloirs Ă  vent frais qui, si elle faisait abstraction de l’odeur qu’ils portaient, devenaient plutĂŽt apaisant. Cependant la brise, Ă©paissie des effluves humaines, lui apporta une odeur familiĂšre, une odeur de fourrure humide
 de chien mouillĂ© qu’elle ne pouvait ignorer. Cette odeur lui rappelait celle d’Eristoff lorsque, par temps de pluie, il revenait complĂštement trempĂ© Ă  l’abri, le poil plaquĂ© sur l’échine et le visage ruisselant. Elle se concentra sur ce fumet, Ă©cartant les autres et en suivit la trace comme un chien Ă  l’affĂ»t. Sa course d’abord lĂ©gĂšre et dĂ©sinvolte, fut rapidement pressĂ©e par une frayeur qui la saisit en plein cƓur. Elle sentait une odeur de sang. Oubliant qu’elle se trouvait dans une ville peuplĂ©e dont l’activitĂ© nocturne Ă©tait presque Ă©quivalente Ă  celle de jour, elle se lança dans une course effrĂ©nĂ©e laissant sa cape tomber sur ses Ă©paules, dĂ©couvrant son visage blĂȘme et pĂąle. Elle bousculait des inconnus qui la regardaient d’un air hagard et Ă©vitait les obstacles qui se prĂ©sentaient sur sa route par des sauts plus ou moins gracieux. Depuis sa rencontre avec le mage noir, elle avait toujours une entaille bien moche au niveau du mollet droit qui la faisait particuliĂšrement souffrir quant elle se mettait Ă  courir comme Ă  l’ lui Ă©tait familiĂšre, elle en avait empli ses sens olfactifs pendant des semaines aux cĂŽtĂ©s de Jaffar. Mais ce sang n’était pas celui d’un homme cette fois-ci, son odeur avait quelque chose de diffĂ©rent. -Un animal
D’un coup, elle arrĂȘta sa course, ne manquant pas de se dĂ©chirer le mollet. Une odeur de sang qui n’était pas celle d’un Beorc pouvait simplement ĂȘtre celle d’un goret qu’on Ă©gorge, d’une poule ou d’une vache qu’on abat. Elle n’en avait rien Ă  faire alors
 pourquoi se presser ainsi ? Pourquoi se donner autant de mal ? *Ma solitude m’a affectĂ©e plus que je ne pensais
 je me mets Ă  vouloir aider nos amis les bĂȘtes alors que je suis surement parmi les ĂȘtres les plus friands de leur chair.*Doucement, comme si de rien Ă©tait elle reprit sa marche d’un pas plus rĂ©gulier et serein. Les gens autour d’elle la regardaient effarĂ©s par sa brusque apparition dans la rue du marchĂ© et, petit Ă  petit cet effarement laissa place Ă  un sentiment plus dĂ©sagrĂ©able. Ils la regardaient avec dĂ©gout. Yue remit sa capuche sur son visage essayant de cacher Ă  leur yeux scrutateur la blancheur de sa peau, la teinte rouge vif de ses yeux et la balafre encore rĂ©cente qui barrait sa joue. Naturellement elle traversa le flot continu de visages grotesques. N’avaient-ils rien d’autre Ă  faire que de la fixer ainsi ? Elle n’était surement pas la premiĂšre fille de lune qu’ils voyaient. Elle piĂ©tina un peu sur place regardant Ă  droite, Ă  gauche. Les gens ne s’étaient pas vraiment dispersĂ©s et la regardaient toujours avec une curiositĂ© malvenue. Elle dĂ©cida de leur rendre leur regard les dĂ©visageant volontairement de maniĂšre exagĂ©rĂ©e et impolie. Les femmes portaient pour la plupart de longues robes de soie ou de coton aux teintes ambrĂ©es, chaude et attrayantes. Des perles de bois ou de verre formaient leurs atours et des bottines de cuir ornaient leurs pieds. Leurs tenues Ă©taient simples et pratiques simple. C’était en un sens une mode qui convenait tout Ă  fait Ă  Yue. Les hommes quant Ă  eux portaient, des hautes bottes de cuir, bien attachĂ©es autour de culottes seyante dans lesquelles disparaissait le bas des chemises. Les diffĂ©rences se faisaient principalement au niveau des bijoux et des parures pour les femmes mais pour les hommes, c’étaient les chemises qui faisaient la variĂ©tĂ©. Il y en avait des bouffantes, des avec plastrons de dentelles, d’autre Ă  moitiĂ© ouverte sur le torse musclĂ© de leur porteur, des cols droits
 Elle dĂ©notait Ă©trangement dans le dĂ©cor avec sa jupe et son haut courts, son corps recouvert de bandages et ses bottes Ă  moitiĂ© cramĂ©e. Elle n’avait plus de collant et sa cape semblait bien miteuse vis-Ă -vis des chĂąles que portaient avec fiertĂ© et complaisance certaines femmes. Voyant qu’elle n’avait pas sa place parmi eux, elle dĂ©cida de s’en aller et de remonter dans les hauteurs. Les odeurs, les sons et la vue lĂ  bas Ă©taient bien meilleurs que dans la rue du marchĂ©. Elle reprit son chemin baissant la tĂȘte pour Ă©viter d’attirer l’attention. De toute façon l’alcool annihilait toutes possibilitĂ©s d’intimidation. Elle passa devant les Ă©tals encore vides des marchands itinĂ©rants ou fixes et trouva quelques pommes qui avaient du tomber d’un cageot. Elle les prit, bien qu’elle n’ait pas trĂšs faim mais ça pourrait toujours la dĂ©panner. Dans la journĂ©e, elle imaginait bien la cohue que ce devait ĂȘtre. Elle imaginait les gens se bousculer pour avoir les meilleurs prix, les vendeurs criant leurs arguments de vente
 un jour, elle ferait en sorte de vivre ça pour de vrai plutĂŽt que de se l’imaginer. Elle avait frĂŽlĂ© la mort sans rien connaĂźtre rĂ©ellement et ne voulait pas que cela se reproduise. Le jour oĂč elle mourrait, elle emporterait des milliers de souvenirs intenses en Ă©motion avec elle. Elle continua son chemin le regard fixĂ© au loin, elle n’avait pas besoin de regarder les Ă©tals vides, bientĂŽt elle les verrait pleins de vie. Soudain, elle se retrouva de nouveau prise dans les filets de cette odeur familiĂšre. Elle avait beau avoir fermĂ© ses sens, elle ne pouvait ignorer cette derniĂšre, la source Ă©tant juste Ă  cĂŽtĂ© d’elle, cachĂ©e dans une grande carriole bĂąchĂ©e. Au vue de l’étal derriĂšre laquelle la carriole Ă©tait stationnĂ©e, ce devait ĂȘtre un stand d’animaux exotiques. Il y avait des cages suffisamment grandes pour contenir un ours et d’autres plus petites pour des oiseaux ou peut ĂȘtre mĂȘme des petits fĂ©lins ou canins. Elle percevait des odeurs mĂ©langĂ©es de fientes, d’excrĂ©ments, de viandes gĂątĂ©es,
 La tentation d’ouvrir la carriole Ă©tait trop grande. Bien sur elle pourrait attendre le jour oĂč elle traverserait le marchĂ© la tĂȘte haute. De plus les yeux posĂ©s sur elle Ă©taient trop nombreux. La petite voix de la prudence que lui avait imposĂ©e Jaffar lui soufflait de partir en jouant la comĂ©die de la femme fragile et perdue puis de revenir plus tard lorsque la ville serait moins peuplĂ©e...Un conseil avisĂ©, mais bon
 quand on chasse le naturel, il revient au galop. D’un pas assurĂ©, elle alla droit vers la carriole et arracha la bĂąche d’un coup de main. La toile se dĂ©chira laissant un spectacle effroyable devant ses yeux. LĂ , cloitrĂ© dans une cage Ă  peine assez grande pour permettre Ă  l’animal de s’assoir et de se coucher sur ses propres membres, un petit louveteau roux la regardait les crocs dĂ©couverts, les griffes et le museau couverts de sang, les yeux emplis de haine. Il Ă©tait si maigre et pourtant si vif et vivant. De toute son existence elle n’avait vu une telle fourrure, une telle couleur et une telle fureur. Les yeux de la bĂȘte ne reflĂ©taient pas la rĂ©signation, la douleur, la peur ou la dĂ©tresse comme ceux des autres crĂ©atures prĂ©sentes dans le vĂ©hicule. A travers les siens n’existait que le dĂ©fi, l’envie de libertĂ© et la certitude qu’il l’atteindrait. Cet animal n’avait rien Ă  faire dans cette cage. Elle approcha la main, il grogna. Elle l’approcha un peu plus, suffisamment pour sentir son souffle humide se dĂ©poser sur sa main. Quelque chose entre eux passa, une reconnaissance mutuelle, le savoir d’appartenir Ă  la mĂȘme espĂšce. Elle lui tendit une pomme et il la saisit en mĂȘme temps que le bout de ses doigts. Elle s’était peut ĂȘtre imaginĂ©e cet instant d’union. Il dĂ©vora le fruit comme s’il s’agissait d’une bonne viande crue et se remit Ă  grogner les dents serrĂ©es, l’air menaçant. Elle esquissa un mouvement vers lui mais avant qu’elle ne puisse le toucher, deux gardes civils rejetĂšrent brutalement sa main en arriĂšre. - HĂ©, ma p’tite dame, on ne joue pas avec les affaires des autres !Yue Ă©tait en colĂšre, pire que ça, elle avait envie de frapper tout ce qui Ă©tait Ă  portĂ©e de main. Comment pouvait-on faire cela Ă  un animal sauvage ? L’affamer, le sĂ©questrer, le frapper ; car elle ne doutait pas que le sang qui zĂ©brait ses flancs Ă©tait le rĂ©sultat de sĂ©vices. Ses yeux Ă©taient devenus flamboyant. Elle allait les punir de leur cruauté  D’un grognement fĂ©roce, le loup rappela la jeune fille Ă  la rĂ©alitĂ©. Comme lui avec ses barreaux, elle aurait beau se dĂ©battre contre ces hommes, elle n’avait pas suffisamment de force pour les briser. Elle rĂ©prima sa rage, la force seule ne suffirait pas Ă  les sortir tous les deux de cette situation. Etudiant ses diffĂ©rentes possibilitĂ©s et rĂ©flĂ©chissant rapidement, elle se rĂ©signa Ă  utiliser les techniques viles et mesquines de Jaffar. D’une petite voix fluette et en baissant les yeux comme si elle Ă©tait honteuse d’avouer une pareille chose mais surtout pour cacher leur flamboiement, elle dit rapidement feignant la gĂȘne et l’embarras - DĂ©solĂ© messieurs les gardes, mais j’étais Ă  la recherche de mon petit jaffar. C’est mon chat, je l’ai perdu dans la journĂ©e et Ă  cause de ma maladie je n’ai pas pu partir Ă  sa recherche avant la nuit
 Voyez-vous, je suis atteinte d’une maladie trĂšs rare et trĂšs contagieuse _ elle insista particuliĂšrement sur ce point_ qui me fait perdre les pigments de ma peau. Je prĂ©fĂšre donc Ă©viter le contact avec les gens de peur de les infecter et ne sors que la nuit quand il y a moins de
 Elle n’avait pas vraiment besoin de continuer son monologue larmoyant, le garde qui la tenait l’avait d’ores et dĂ©jĂ  lĂąchĂ©e. Tous les gens qui s’étaient attroupĂ©s lors de l’interpellation s’étaient Ă©cartĂ©s d’une bonne dizaine de mĂštres Ă©galement et les regardaient comme s’ils assistaient Ă  un spectacle de marionnettes. Le premier garde se racla la gorge pour reprendre contenance pendant que le second essuyait frĂ©nĂ©tiquement ses mains sur son pantalon. - Je vous prierai de bien vouloir partir dĂ©sormais et que je ne vous revoie plus Ă  trainer dans les rues. Votre chat a dĂ» se faire manger par ce loup
_ il cherchait ses mots sans les trouver, puis finit par clamer _ tout le monde du balais ya rien Ă  voir dĂ©guerpissez !!Yue lui obĂ©it sans se faire prier. Elle repassa discrĂštement devant la cage en faisant semblant de chercher son chat et regarda le louveteau avant de lui glisser un autre fruit qu’il s’empressa de saisir de ses canines puissantes. Ses yeux injectĂ©s de sang, fixĂ©s sur la jeune fille, il heurtait avec frĂ©nĂ©sie les barreaux de sa cage avec son museau. Pauvre bĂȘte
***Le lendemain, le rĂ©veil fut difficile. Elle n’avait pas rĂ©ussit Ă  trouver le sommeil ne pensant qu’au petit ĂȘtre sans dĂ©fense prisonnier de sa cage Ă©troite. Elle s’habilla dans la lueur du jour qui traversait les volets de sa petite chambrette. Elle avait dĂ©cidĂ© d’avancer sa visite du marchĂ©. Ce ne serait pas un jour’, ce serait aujourd’hui. Pour se protĂ©ger des rayons du soleil, elle avait troquĂ© ses bas rĂ©silles qu’elle ne possĂ©dait plus, contre un pantalon de laine Ă©paisse qu’elle avait chapardĂ© dans une boutique qui avait ouvert ses portes Ă  l’aube. Sa chemise noir et poussiĂ©reuse qu’elle avait achetĂ©e Ă  un clochard dans la rue Ă©tait assez longue et remontait suffisamment haut au niveau de son cou pour cacher son corps. Elle avait rajoutĂ© des gants Ă  sa tenue pour protĂ©ger ses mains et un foulard Ă©pais entourait son visage. Avec sa cape, seuls ses yeux Ă©taient encore visibles. Ce foulard sur son nez avait en plus la bienveillance de la protĂ©ger des humains. Elle avait mĂȘme mit des bouchons de cire dans ses oreilles pour le bruit. Elle Ă©tait fin prĂȘte Ă  se mĂȘler aux une grande respiration devant lui donner du courage, elle ouvrit la porte de ce qui lui servait de chambre et avança la tĂȘte droite. C’était peine perdu, la lumiĂšre Ă©tait trop aveuglante. MĂȘme si elle ne regardait pas le soleil ou le ciel en face, le sol le lui reflĂ©tait et faisait saigner ses yeux. La lumiĂšre Ă©tait agressive comme toujours avec elle. Tant pis, elle ne pouvait plus reculer maintenant. Elle clĂŽt ses paupiĂšres, dĂ©cidant qu’elle se dirigerait Ă  l’aide de ses oreilles descendit la rue, laissant derriĂšre elle l’auberge qui l’avait hĂ©bergĂ©e durant les quelques heures de l’aube. Les gens affluaient en tous sens mais elle n’osait ouvrir les yeux pour voir leur expression, elle devait se dĂ©pĂȘcher. En rentrant se coucher elle avait demandĂ© Ă  l’aubergiste combien pouvait coĂ»ter une bĂȘte sauvage. Le prix qu’il lui avait alors donnĂ© lui semblait dĂ©risoire, cent piĂšces d’argents environs voilĂ  ce que valait une vie animale. Cette somme pouvait sembler exorbitante pour certaine personne mais elle la trouvait honteuse. Cependant, elle devrait nĂ©gocier car elle n’avait pas la totalitĂ© de l’argent mais, vu l’état pitoyable dans lequel elle avait vu la bĂȘte, elle espĂ©rait avoir une ristourne. NĂ©gocier l’écƓurait mais elle devait le faire pour son arriva rapidement dans la rue du marchĂ© bondĂ©e de monde. Dans tous les coins on criait, on vantait les mĂ©rites de ses produits et on se bousculait comme elle se l’était imaginĂ©e. NĂ©anmoins, malgrĂ© les bouchons, le foulard, la prĂ©paration physique et la prĂ©paration mentale, tout ce raffut lui donnait des hauts le cƓur. Elle verrouilla son estomac, ne se concentrant que sur une seule odeur et entama sa marche salvatrice. Partout autour d’elle, elle entendait le son des armes ou des ustensiles de cuisine dont le fer s’entrechoquait, elle sentait l’odeur nausĂ©abonde des porcs trop gras qui se dandinaient pour se vendre au plus offrant. Des odeurs de lĂ©gumes frais et de terreau venaient chatouiller ses narines, des gens la heurtait, la poussait, la tirait,
 Au fond d’elle-mĂȘme, elle Ă©tait heureuse de se trouver parmi son peuple. Elle se dirigea directement vers son objectif, se crĂ©ant un passage entre le mĂ©andre de Beorcs. Elle avait l’impression de nager Ă  contre courant. Soudain, elle le sentit. Il Ă©tait lĂ , pitoyable mais bien lĂ . Elle ouvrit les yeux en rĂ©primant une grimace, se redressa pour se faire plus grande qu’elle ne l’était et s’approcha d’une dĂ©marche lente, sereine, presque aristocratique, regardant les gens qu’elle croisait d’un regard intimidant et hautain. Ils s’écartĂšrent tous devant la couleur effrayante et la froideur de ses yeux. Tout en copiant sa dĂ©marche sur celle des paons en cour, elle s’approcha de son Ă©tal et sans un regard pour le marchand, analysa la marchandise. Elle connaissait un peu le genre de caractĂšre qu’elle devait adopter si elle voulait rĂ©ussir cet achat. - Eh bien, eh bien, ce n’est pas du fameux tout ça. Moi qui cherchait un loup fort et vigoureux pour entrainer mes chiens
ce n’est pas secoua la tĂȘte d’un air dĂ©prĂ©ciateur, continuant Ă  regarder d’un Ɠil distrait le reste des animaux. Le marchand commençait Ă  se justifier. C’était prĂ©cisĂ©ment ce qu’elle recherchait bien qu’elle se demandait comment pouvait-il justifier sa bĂȘtise
Maintenant elle devait se dĂ©tourner et le laisser la rappeler pour lui faire une bonne offre. Elle fit un pas, puis deux
- Madame, je
je n’peux vous vendre ce loup. On mla djĂ  achetĂ© mais si vous vlait j’ai de parfait margays pour vos chiens
Il continua sa phrase mais elle ne l’écoutait plus. DĂ©jĂ  achetĂ©, ce n’était pas possible. Tous ses espoirs partaient en lambeaux. S’il Ă©tait achetĂ©, elle ne pourrait sortir le loup de sa cage, le rendre Ă  la libertĂ©, le voir gambader Ă  ses cotĂ©s, le regarder dormir
Soudain, elle se sentit idiote, elle s’était dĂ©jĂ  attribuĂ© ce loup comme sien. Elle se voyait comme une mĂšre protectrice alors qu’elle ne lui devait rien. S’il avait Ă©tĂ© achetĂ© peut ĂȘtre sa vie serait-elle meilleur que tout ce qu’elle pourrait lui offrir. Elle Ă©tait seule mais ne devait pas lier ainsi cette crĂ©ature Ă  elle. Elle Ă©tait ridicule et pitoyable
 c’était triste pour elle. Elle ne pouvait plus rien pour lui. Elle se rĂ©signa, Ă  la base elle Ă©tait venue pour trouver de la compagnie Beorc et non pas animal. Elle ne daigna pas regarder le marchand et fit quelques pas pour s’éloigner de l’étal. Le loup hurla soudain Ă  la lune alors qu’il faisait encore jour. Elle se retourna en le regardant, ses yeux sombres transperçaient son Ăąme, elle devait demander - Qui a acheté cette chose?Son ton Ă©tait un peu trop sec et empressĂ© mais elle ne pouvait faire mieux. Le marchand la regarda la dĂ©visageant de haut en bas. Il doutait mais elle s’en fichait, elle ne rĂ©utiliserait pas ce personnage. - Eh bien madame c’est sir Legan qui l’a achetĂ© pour ses combats de chiens, il lui a semblĂ© assez vigoureux pour amuser son public. Combat de chiens, quelle horreur ! La cruautĂ© de l’homme n’avait donc pas de limites. Le petit marchand Ă©tait retournĂ© Ă  ses occupations laissant Yue dans un total dĂ©sarroi. L’Homme, elle l’avait remarquĂ© depuis peu, avait une tendance Ă  la destruction. Il aimait se battre, asservir les plus faibles, gouverner en maĂźtre. Ils Ă©taient intolĂ©rants et se devaient d’exterminer les personnes diffĂ©rentes d’eux. Le changement les effrayait tout comme l’adversitĂ©. Ils avaient peur de l’inconnu et s’inventaient des entitĂ©s du nom de Dieux pour pallier Ă  leur ignorance. Ils se sentaient obligĂ©s de tout prĂ©voir Ă  l’avance, oubliant de se laissait vivre 
 Parfois, elle se trouvait idiote de vouloir partager leur si elle avait choisi de rester avec les Beorcs, le louveteau s’était vu imposer ce choix. Elle le reprendrait, le soignerait et le rendrait Ă  la vie sauvage. Elle s’en faisait une nouvelle rĂ©solution. Elle aurait pu le voler dĂšs maintenant mais elle voulait utiliser un moyen lĂ©gal car elle ne voulait pas se retrouver avec sa tĂȘte placardĂ©e partout associĂ© du titre voleuse de loups ’ elle en avait dĂ©jĂ  assez de celui de voleuse de chevaux’... en plus les affiches n’étaient pas trĂšs flatteuses. Elle ressemblait plus Ă  une sorciĂšre qu’à une jeune fille de 15ans. Elle devait trouver ce Sir Legan et lui arracher le petit loup. ***Elle avait fini par le retrouver grĂące Ă  l’information que lui avait donnĂ© le marchand, les combats de chiens. Sir Legan Ă©tait vraiment trĂšs connu pour ses mises en scĂšne et ses combats spectaculaires. Il crĂ©ait des histoires romanesques oĂč les combats s’imbriquaient, reprĂ©sentant des nations ou des protagonistes. Nombreux Ă©taient les gens de la haute sociĂ©tĂ© Ă  aimer parier sur ces jeux. C’était la maniĂšre de Sir Legan d’arrondir ses fins de mois et de prendre soin de sa petite cour. Le combat avec le loup Ă©tait prĂ©vu dans trois semaines. Selon le scĂ©nario qui accompagnait l’annonce, le loup reprĂ©senterait la nation des homme-loups d’Hatary et serait mis Ă  mort lors de son combat par les chiens reprĂ©sentant les armĂ©es de Crimea et de Begnion rĂ©unies. Cela signifiait qu’elle avait trois semaines pour faire en sorte que cet aristocrate lui donne ou lui vende le loup. Pour l’instant, elle avait rĂ©ussit Ă  se faire engager en tant que garde chasse de nuit Ă  son service. Pour cela, elle avait dĂ» pas mal se renseigner mais le monde de la nuit avait l’avantage de dĂ©lier les langues. D’abord elle posa ses questions sur les combats de chiens feignant d’adorer ça, ce qui se rĂ©vĂ©la ĂȘtre pour elle le plus difficile dans cette affaire. Puis, elle s’était informĂ©e sur ceux qui les organisaient et qui elle devait contacter si elle voulait y assister. En posant les bonnes questions et en jouant parfois le rĂŽle de la fille fragile, elle avait rĂ©ussit Ă  entrer en contact avec le garde chasse officiel de Sir Legan Rodd. C’était un homme qui aimait le jeu, les dĂ©fis et apparemment perdre de l’argent. Elle avait passĂ© quelques soirĂ©es Ă  l’observer, ce qui fut trĂšs difficile pour elle et ses sens, mais Ă©galement gratifiant car elle commençait doucement Ă  s’habituer. Elle lui avait par la suite adressĂ© la parole Ă  plusieurs reprises. C’était un homme, alcoolique qui plus est, avec qui elle n’eut pas de mal Ă  nouer des liens. Elle l’avait sĂ©duit et amenĂ© sur un terrain qu’ils connaissaient particuliĂšrement bien tous les deux
 la chasse. Elle l’avait laminĂ© haut la main et pour la rĂ©compenser il l’avait prise comme apprentie. Quelle ironie ! Elle Ă©tait pourtant bien plus forte que lui mais grĂące Ă  cela elle avait pu entrer dans la propriĂ©tĂ© de Sir Legan et quelle propriĂ©tĂ© ! Il possĂ©dait une maison qui s’étendait sur presque un hectare de forĂȘt qui, bien que trop luxueuse au goĂ»t de Yue, Ă©tait splendide. Cette investigation lui avait donnĂ© du baume au cƓur car elle ne pensait pas si bien rĂ©ussir surtout Ă  cause de son apparence, mais elle avait remarquĂ© que si son allure effrayait certaines personnes, elle en attirait Ă©galement beaucoup et souvent les plus bavards. Par un incroyable coup de chance, Rodd en faisait partie, elle Ă©tait chanceuse. Lorsqu’elle avait aperçu le louveteau dans une cage de taille raisonnable, elle s’était retenue pour ne pas paraĂźtre trop intĂ©ressĂ©e ou attachĂ©e Ă  lui. Elle s’efforçait chaque soir de s’en tenir Ă  son travail et aux tĂąches qu’on lui avait demandĂ© d’accomplir. Elle devait s’occuper des animaux, parfois chasser pour le lendemain ou faire des tours de reconnaissance dans la forĂȘt pour trouver les meilleures zones de chasse, de sorte que Rodd puisse mener ses chasses de jour. Elle aimait bien ce travail, on lui avait mĂȘme fourni de nouvelles bottes et des collants plus rĂ©sistants que ses anciens. Travailler pour les riches avait ses avantages. MĂȘme si elle devait toujours limiter ses sens, elle aurait aimĂ© que cette vie soit vraiment la sienne. Par contre, les Ă©curies et les chenils lui inspiraient une sainte horreur surtout les Ă©curies, elle ne s’entendait vraiment pas avec les chevaux. Tous les jours, elle portait des bouchons d’oreilles et elle s’efforçait de respirer par la bouche. Mais ce qu’elle dĂ©testait plus que les chevaux et leur odeur, c’était la maniĂšre et la violence avec laquelle Sir Legan et ses acolytes traitaient les bĂȘtes dont elle devait s’occuper. Ses chiens de combat Ă©taient dans un Ă©tat pire que le louveteau roux. Ce dernier, qu’elle nourrissait tous les jours Ă©tait mal physiquement mais reprenait des forces petit Ă  petit. Par contre les chiens eux, allaient bien physiquement mais Ă©taient complĂštement dĂ©rangĂ©s mentalement, on ne pouvait pas les mettre en groupe au risque de les voir s’entretuer. Ils Ă©taient trĂšs agressifs et aucune intimidation ne fonctionnait sur eux. Ils Ă©taient dĂ©jĂ  morts Ă  l’intĂ©rieur et n’existaient plus que pour tuer. Ils lui faisaient pitiĂ© bien plus que le lorsqu’elle passait du temps avec le loup, cela ressemblait largement Ă  deux chiens de faĂŻence se regardant dans le blanc des yeux, mĂȘme si les siens Ă©taient rouges. Nuit aprĂšs nuit, il avait commencĂ© Ă  grossir et son poil miteux s’était renouvelĂ©, il reprenait du poil de la bĂȘte. Elle arrivait maintenant Ă  l’approcher Ă  moins de deux mĂštres sans qu’il grogne ou montre les dents. Cependant, elle ne pouvait pas le soigner efficacement car il retirait et grattait ses croutes ou lĂ©chait les baumes de soin, les rendant inefficace. Parfois quand il dormait, elle pouvait s’assoir juste Ă  cotĂ© de lui et se mettait alors Ă  parler dans le vide. Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle espĂ©rait en faisant ça, peut ĂȘtre allait-il s’habituer Ă  sa voix. La seule chose dont elle Ă©tait sure, c’était qu’elle le voulait
 ou plutĂŽt voulait-elle son bonheur et sa libertĂ©. Mais pour cela, elle devait convaincre Sir ne le voyait que peu souvent. Travaillant de nuit, elle ne le croisait jamais mais l’apercevait parfois dans les jardins en compagnie de jeunes femmes. Elle en avait d’ailleurs comptĂ©es trois diffĂ©rentes depuis le dĂ©but de la semaine. Rodd, son maĂźtre comme il aimait Ă  ĂȘtre appelĂ©, lui avait assurĂ© qu’elle ne pourrait pas racheter le loup sur lequel elle lorgnait. Cependant, il lui avait racontĂ© qu’une fois, il avait rĂ©ussit Ă  obtenir un faucon comme une faveur pour bonne conduite lors d’une chasse. Bien sur il n’aurait jamais eu cette faveur si cette chasse n’avait pas eu lieu avec d’autres nobles. La rĂ©compense ne visait qu’à le montrer gĂ©nĂ©reux devant ses amis’. A ces paroles, une idĂ©e Ă©tait nĂ©e dans l’esprit de autre chasse de ce genre avait lieu le jour du combat qui faisait dĂ©jĂ  grand bruit parmi les nobliaux. Le jour oĂč le petit louveteau serait donnĂ© en pĂąture aux chiens enragĂ©s, Sir Legan organisait une petite battue avec ses nouveaux camarades dans la matinĂ©e. C’était elle qui s’était occupĂ©e du repĂ©rage. La zone qu’elle avait choisie Ă©tait sur le territoire d’un grand nombre de sangliers. Elle aurait pu faire une mise en scĂšne oĂč elle le sauvait mais elle ne pouvait pas l’accompagner. Ce privilĂšge Ă©tait rĂ©servĂ© Ă  Rodd, il Ă©tait de service depuis prĂšs de dix ans, elle Ă©tait lĂ  depuis douze jours. Elle avait rĂ©flĂ©chit Ă  des milliers de maniĂšres lĂ©gales de rĂ©cupĂ©rer le loup mais toutes se basaient sur la bontĂ© de Rodd. Il avait refusé Cette fois-ci, elle devrait faire une petite entorse Ă  sa morale car la lĂ©galitĂ© ne suffirait pas. Elle devait mettre Rodd sur le banc de touche quelque soit la Hey Rodd ça vous dit de prendre un verre avec moi avant que je ne prenne mon sourire qu’elle arborait, Ă©tait des plus engageants, il ne refuserait pas son invitation. - Avec grand plaisir ma p’tite Yue, tu offres une tournĂ©e bien sur et je ne veux pas du lait moi je suis majeur pas comme elle le pensait, ce serait facile. Il avait confiance en elle ou plutĂŽt il la pensait naĂŻve et inoffensive. - Mais oui, c’est ça avec la modique somme que vous me versez pour faire votre l’emmena dans l’auberge se fourrant plus de cire dans les oreilles et dans le nez par la mĂȘme occasion. Ce soir elle allait le droguer avec une plante qu’elle avait trouvĂ©e dans la forĂȘt. Eristoff et Jaffar lui avait enseignĂ©e les rudiments sur les poisons. Elle Ă©tait dĂ©solĂ©e pour lui, demain il aurait une diarrhĂ©e horrible et ne pourrait pas accompagner Sir Legan, elle le remplacerait.*** - Pourriez-vous vous dĂ©pĂȘcher mademoiselle
Sir Legan Ă©tait exaspĂ©rant. Il Ă©tait sans aucun doute beau avec ses bouclettes brunes soigneusement huilĂ©e retombant gracieusement sur son visage jeune et viril, sa carrure digne d’un brave soldat et sa dĂ©licate odeur de rose
 Elle ne pouvait critiquer son physique mais sa personnalité  Il Ă©tait exĂ©crable. Il lui parlait avec mĂ©pris, n’avait aucune considĂ©ration pour son travail et sa personne et ne pouvait s’empĂȘcher de lui hurler dessus. Mais bon, elle prĂ©fĂ©rait ça Ă  sa maniĂšre hypocrite de s’adresser Ă  ses hĂŽtes. - Vous rirez peut ĂȘtre chers amis, mais je ne savais mĂȘme pas que nous avions un garde de chasse de remplacement. A croire que je suis vraiment prĂ©voyant, ha, ha, ha !! - Mon seigneur nous savons parfaitement que vous ĂȘtes intelligent hum, hum, hum !!*Il essaye de faire de l’humour, Ă©coutez ça c’est pathĂ©tique
*Non, le pire devait ĂȘtre ces demoiselles’ qui gloussaient Ă  toutes ses rĂ©flexions. Ce qu’il disait n’était mĂȘme pas drĂŽle. Elle les dĂ©testait tous et devait se concentrer sur le petit loup si elle ne voulait pas les dĂ©monter les uns aprĂšs les autres
 se concentrer, elle devait se concentrer
- Dites donc la garde chasse dĂ©butante, on se concentre et on se dĂ©pĂȘche, mon cheval est mal harnachĂ© ! J’ai chaud, je veux de l’eau et je vous pris de donner ce message Ă  mademoiselle Iris. Oh et profitez en pour dire au seigneur Gabu qu’il ne pourra pas nous accompagner, manque de place ha, ha, ha !- Oui mon seigneur
Elle aussi avait soif mais le pire Ă©tait que malgrĂ© sa potion anti-UV, qu’elle avait pris en prĂ©vention de cette journĂ©e, la chaleur des rayons du soleil, lui Ă©taient trĂšs dĂ©sagrĂ©ables. Il ne pouvait pas imaginer Ă  quel point elle rongeait son frein.*Le terrain de chasse qu’elle avait choisi Ă©tait abondant en petits rongeurs, ce qui Ă©tait idĂ©al pour une chasse aux faucons ou aux margays mais plus loin il y avait pour les chiens des sangliers et, avec un peu de chance, des chevreuils. Elle aurait surement apprĂ©ciĂ© ce genre de chasse en meute, du moins si elle s’était dĂ©roulĂ©e avec de vrais chasseurs. Mais lĂ , elle espĂ©rait juste que tout ça se terminerait forĂȘt Ă©tait affreusement bruyante aujourd’hui. Ces dames de la haute habillĂ©es de leur flanelle et de leur chaussure Ă  talonnette, montĂ©es sur leurs chevaux de concours de beautĂ©, ne pouvaient s’empĂȘcher de piailler. Avec le boucan qu’elles faisaient, Yue ne pourrait jamais organiser son traquenard. Et l’autre Don juan s’occupait plus de tenir compagnie Ă  Miss Iris, que de rĂ©ussir une grande chasse. *Quoi qu’à bien y rĂ©flĂ©chir c’est peut ĂȘtre ça pour lui une grande chasse, ajouter des femmes Ă  sa collection*En quelques heures, ils avaient fait de sa paisible zone de chasse une espĂšce de salon de thĂ© affreux. C’était Ă  peine si deux jeunes femmes avaient rĂ©ussit Ă  attraper du petit gibier, un furet et un Ă©cureuil. L’un des seigneurs avait abattu une multitude d’oiseau de toutes sortes, mais personne ne semblait vouloir se risquer au plus gros gibier et maintenant, toute la forĂȘt avait dĂ» fuir. Avec un peu de chance, les sangliers seraient toujours lĂ , elle devait se dĂ©pĂȘcher. Si elle voulait convaincre Sir Legan de se lancer dans son piĂšge, elle devait amadouer sa compagne. Prenant son courage Ă  deux mains et adoptant un caractĂšre un peu roublard, elle se lança. - Vous ne trouvez pas cela triste mademoiselle Iris ? Tous ces gens qui s’extasient sur ce petit gibier alors qu’à Ă  peine 500 mĂštres de notre position, il y a du vrai dĂ©fi du sanglier, du chevreuil et mĂȘme de l’ours
- Aaaarg
 vous m’avez fait peur _ Yue avait bien remarquĂ© que son apparence les dĂ©rangeait tous. Elle en avait mĂȘme entendu quelques uns la comparer Ă  leur cheval ou des lapins. Quels crĂ©tins ! Reprenant son souffle, la jeune femme demanda avec curiositĂ© _ De l’ours vous ĂȘtes sĂ»re ? Mais personne ne peut affronter un ours. *Trop crĂ©dule*- Moi je pense que Sir Legan pourrait
 - Ah non, non, non, ce serait trop dangereux- Que se passe-t-il ? Le garde chasse vous importunerait-il ma chĂšre ? - Ah non, non, non mon seigneur Legan. Il me disait simplement que vous Ă©tiez capable d’affronter des ours et moi... _ elle hĂ©sita et ses joues rosirent lĂ©gĂšrement _ oh bien sur je vous sais plein de bravoure mais un ours
- Mais si parfaitement ma chĂšre ce n’est pas plus difficile qu’un faisan. Il faut simplement faire mouche du premier coup. D’ailleurs pour vous le prouver j’y vais de ce pas. *Il a mordu Ă  l’hameçon, c’est parfait* Il s’éloigna dans la direction indiquĂ©e d’un air fier et sĂ»r de lui. Il jouait bien la comĂ©die. Elle courut pour le rattraper et lui prĂ©cisa qu’il n’y avait pas de risque de rencontrer d’ours et qu’elle n’avait fait cela que pour l’aider. D’un regard, il lui avait signifiĂ©e qu’il n’avait besoin de nulle aide et avait talonnĂ© son Ă©talon pour s’éloigner plus rapidement. Quel malotru !Elle profita de son Ă©loignement pour prĂ©parer son embuscade, s’assurant que certains nobles le suivaient, laissant trainer quelques compliments sur son courage et se dĂ©pĂȘcha de trouver les acteurs de son traquenard. GrĂące Ă  son odorat, elle avait trouvĂ© un groupe de deux phacochĂšres en train de retourner la terre Ă  l’aide de leurs dĂ©fenses pour trouver des racines. Ils Ă©taient mignons et elle s’en voulait de les sacrifier pour sauver le louveteau roux
 Pourquoi avait-elle dĂ©cidĂ© que leur vie Ă©tait moins importante que celle du loup ? Elle ne savait pas. En tout cas elle se chargerait de leur donner une fin rapide. Elle se cacha subrepticement prĂšs d’eux et attendit l’arrivĂ©e de Monseigneur. *Le voilĂ *Il Ă©tait juste dans son champ de vision Ă  200 mĂštres Ă  peine. Les phacochĂšres l’avaient dĂ©jĂ  repĂ©rĂ© mais ils restaient immobiles pour ne pas lui signaler leur prĂ©sence. Intelligents.... Par contre, Sir Legan avait dĂ» cacher son cerveau trĂšs loin derriĂšre sa tignasse. Il se pavanait en grand chasseur exagĂ©rant chacun de ses gestes, on aurait dit une parodie. Yue ne tenait plus. Elle sortit de sa cachette effrayant les deux bĂȘtes qui se mirent Ă  foncer tĂȘte baissĂ©e. Avec ses flĂšches, elle les dirigea pile dans la bonne direction. Les phacochĂšres n’étaient pas des crĂ©atures trĂšs malignes et, Ă  part charger droit devant elles, elles ne savaient pas faire grand-chose. Sir Legan ne les vit que trop tard pour les chiens, qu’elle avait droguĂ©s la veille, ne firent pas un pas pour le protĂ©ger. Sa vie Ă©tait entre ses mains. Si elle ne faisait rien il mourrait, elle rĂ©cupĂ©rerait le loup et partirait. Si elle le tuait, les animaux s’en porterait mieux... Tout pourrait se terminer en un instant... mais elle ne pouvait pas. C’était trop lĂąche. Elle ne pouvait tuer pour potentiellement sauver son espĂšce
 *Finalement on n’était vraiment pas compatible, Jaffar
*Elle arma son arc et dĂ©cocha deux flĂšches Ă  la suite. Les deux atteignirent leur cible, ils n’avaient pas souffert. [color=yellow]- Sir Legan, allez-vous bien, j’ai eu tellement peur pour vous [/colo]- Oui, ma chĂšre, il y a eu plus de peur que de mal ha, ha, ha
Son rire sonnait faux, il avait certainement dĂ» se pisser dessus. Mademoiselle Iris plongeait dans ses bras le serrant avec force. Elle allait le briser si elle continuait. C’était trop drĂŽle. Maintenant, ne restait qu’à le mener sur la voie de la gĂ©nĂ©rositĂ©. Ce serait difficile et elle devrait bien manƓuvrer. Elle alla pour commencer le petit speech qu’elle avait rĂ©pĂ©tĂ© des dizaines de fois quand une tornade de flanelles se jeta sur elle. - Oh merci, mademoiselle, merci mille fois s’il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour vous je le ferais. Vous lui avez sauvĂ©e la vie
 merciElle l’étouffait et mouillait ses joues. Des larmes coulaient de ses yeux, Yue la plaignait mais l’enviait un peu aussi. Elle Ă©tait Ă©perdument amoureuse d’un crĂ©tin mais le bonheur qu’elle lisait dans ses yeux Ă©tait le plus beau qu’elle ai vu Ă  ce jour. Son soulagement Ă©tait sincĂšre, sa peine Ă©galement. Elle aurait aimĂ© accepter son offre cependant, ce n’était pas d’elle qu’elle voulait une faveur mais de Sir Legan. Soudain, son plan se mit en marche. Les diffĂ©rents nobles et tĂ©moins rĂ©unis, exacerbĂšrent sa dĂ©votion, son agilitĂ© et sa prĂ©cision, en rĂ©pĂ©tant maintes et maintes fois qu’elle lui avait sauvĂ© la vie. Sir Legan Ă©tait trop fier pour avoir des dettes. Il s’approcha solennellement en passant bien loin des cadavres encore chaud et posa sa main sur l’épaule de Mademoiselle Iris, dĂ©clarant haut et fort avec une teinte d’amertume que seule Yue dut entendre - Allons ma chĂšre, laissez moi l’honneur de rĂ©compenser les hommes qui me sauvent
 enfin dans le cas prĂ©sent, la femme ha, ha, ha_ il se tourna vers Yue, une pointe de haine perçant dans ses yeux _Eh bien mademoiselle la garde chasse
 *Il ne connait mĂȘme pas mon nom
*- Je suis prĂȘt Ă  vous offrir tout ce que cette terre peut offrir. DĂ©sirez-vous ce gibier pour vous mettre Ă  l’abri de la faim durant quelques mois peut ĂȘtre ?- Non rien de tout cela mon seigneur _ il parut soulager, elle sourit _ Je n’aimerais qu’une chose. Depuis quelques jours que je vous sers, je me suis attachĂ©e Ă  une de vos bĂȘtes et je voudrais qu’elle m’ Tant que ce n’est pas un cheval je suis prĂȘt Ă  tout vous donner. - Rassurez-vous je ne veux pas l’un de vos loin de lĂ _ Je veux simplement le louveteau roux. - Mais bien sur, avec pl
Le loup !Il allait protester mais de nouveau la tornade de flanelle lui sauva la mise. - Oh si peu ! Vous ĂȘtes vraiment une bonne Ăąme mademoiselle. Votre nom, donnez moi votre nom ! *GĂ©nial, elle me mĂąche le travail cette fille, je l’adore, mais le meilleur reste sa tĂȘte Ă  lui*- Mon nom est Yue mademoiselle Iris et je vous remercie de votre dame lui serra la main et l’embrassa avec force. Qu’il Ă©tait agrĂ©able de se sentir aidĂ©e, mĂȘme si c’était involontaire. Elle jeta un Ɠil Ă  Sir Legan. TrĂšs Ă©nervĂ©, elle devrait faire profil bas dĂ©sormais. Elle lĂącha Dame Iris et celle-ci la remercia encore. Elle espĂ©rait qu’elle ne ferait pas trop de vagues par rapport Ă  l’évĂšnement au risque d’énerver son beau seigneur. Dame Iris retourna sur son cheval frĂŽlant au passage la main de Sir Legan. Savait-il seulement Ă  quel point cette fille Ă©tait formidable ? Non, il Ă©tait trop bĂȘte pour s’en rendre compte. D’un geste ce dernier signala la fin de la battue et tous remontĂšrent sur leur chevaux, les vassaux se dĂ©pĂȘchĂšrent de charger le gibier, tout se terminait. Mais elle ne pensait plus Ă  rien. Elle Ă©tait sur un petit nuage, elle avait rĂ©ussit. Plus rien avait d’importance
 Elle rĂ©cupĂ©ra discrĂštement ses flĂšches sans que personne ne fasse attention Ă  elle et retrouva le petit la suite elle ne se souvint mĂȘme pas comment elle Ă©tait rentrĂ©e de cette chasse.***Lorsqu’elle rentra Ă  la propriĂ©tĂ© de Sir Legan, tout s’enchaina trĂšs vite, elle devait s’occuper des chiens de chasse, les abreuver, les panser pour certains, les nourrir. De mĂȘme pour les chevaux et pour les faucons. Puis, on lui demanda d’aller voir Rodd pour prendre de ses nouvelles. Elle s’occupa de chaque tĂąche en mettant du cƓur Ă  l’ouvrage, ce serait la derniĂšre fois qu’elle s’occuperait de tout ce travail elle voulait laisser une bonne image Ă  Rodd pour qu’il ne soit pas trop pĂ©nalisĂ© par son comportement. AprĂšs avoir tout fini, elle alla le voir et lui raconta en dĂ©tail tout ce qui s’était passĂ© pendant sa journĂ©e de repos. Il rit Ă  l’énonciation de Dame Iris mais dĂ©chanta rapidement lorsqu’elle parla des phacochĂšres et de la maniĂšre dont elle avait obtenue la garde du louveteau. Il prit un air grave et lui dit avec duretĂ© - Prend le Yue, prend le et disparait maintenant. Personne ne t’accusera de vol si tu pars mais si tu restes, il trouvera un moyen de te le faire payer, alors pars, dĂ©gage !! Il avait dit cette derniĂšre phrase avec vĂ©hĂ©mence et la puissance de sa voix l’avait faite reculer de quelques pas. Elle inclina la tĂȘte et sortit. - C’est dommage tu aurais Ă©tĂ© une bonne hĂ©ritiĂšre fillette
Yue courut vers le chenil. Ce que venait de lui dire Rodd lui avait rappelĂ©e qu’elle n’avait pas forcĂ©ment Ă  faire Ă  des personnes d’honneur mais Ă  des Beorcs. Elle se prĂ©cipita vers l’endroit oĂč Ă©tait enchainĂ© son louveteau, car dĂ©sormais, c’était le sien. Elle arrĂȘta sa course, haletante, il n’était pas lĂ . Elle ouvrit tous ses sens, repoussant ses limites, dĂ©faillant quelque peu devant l’intensitĂ© des stimuli, elle rechercha l’odeur de son louveteau. Ils l’avaient emmenĂ© au loin mais elle perçut le bruit de la foule qui acclamait Sir Legan. *Enflure !!!*Elle alla chercher son arc et se rendit aussitĂŽt lĂ  oĂč elle les trouverait, son loup et lui. Elle lui ferait payer. La foule Ă©tait dense, des gens de toutes natures s’étaient rĂ©unis et pariaient furieusement sur le temps que mettrait le louveteau Ă  mourir. Sans gĂšne, elle les dĂ©gagea se rapprochant rapidement de Sir Legan, fendant la foule. - Comment osez-vous, cet animal ne vous appartient plus !! - Allons mademoiselle la garde chasse, je vous ai dit que je vous le donnerais, je n’ai pas prĂ©cisĂ© l’état ha, ha, ha !! Bien sur si vous allez le rĂ©cupĂ©rer maintenant je ne m’y opposerais pas ha, ha, ha enfin si vous ĂȘtes assez folle pour affr
Elle n’écouta pas la fin de son petit monologue et se jeta Ă  travers la foule pour atteindre l’arĂšne oĂč s’entretuaient les chiens. Le petit loup Ă©tait au milieu entourĂ© de trois chiens enragĂ©s. Le terrain oĂč ils se battaient se trouvait en contrebas, il Ă©tait vide. La foule en dĂ©lire entourait le terrain, elle devait arrĂȘter ça. Elle dĂ©cocha une flĂšche, visant prĂšs de l’un des chiens mais ils avaient complĂštement perdu tout instinct de survie. Les gens la regardĂšrent avec colĂšre, on ne devait pas interrompre un combat. Qu’ils aillent se faire fou
 les chiens se jetĂšrent sur le loup, celui-ci esquiva en sautant sur le cotĂ©, deux d’entre eux se rentrĂšrent l’un dans l’autre et commencĂšrent Ă  se battre. Ils Ă©taient fous. Elle sauta dans l’arĂšne sous les applaudissements du public. Pensaient-ils vraiment que ça faisait partit du spectacle ? Elle prĂ©fĂ©rait ne pas y penser, elle avait d’autres chats Ă  fouetter. Les deux chiens qui se battaient, s’étaient arrachĂ©s des bouts de chair et une oreille mais ils s’étaient relevĂ©s pour se liguer contre le plus faible. Le louveteau haletait au milieu, il Ă©tait lacĂ©rĂ© sur le flanc gauche et sa patte droite semblait brisĂ©e. Il la trainait derriĂšre lui comme un poids mort. Elle leva les yeux vers le public, ils Ă©taient tous hilares.*Merde, je vous dĂ©teste tellement parfois*Elle se concentra sur les quatre bĂȘtes et attendit le moment opportun, essayant d’oublier ce qui l’entourait. Ils se jetĂšrent sur lui, elle aussi. Elle fut plus rapide et de ses bras, elle entoura son corps poilu et l’enserra fermement. Une flĂšche Ă  la main elle transperça le cƓur du chien qui attaquait dans le dos du loup. Dans son dos Ă  elle, elle sentit des crocs et des griffes s’enfoncer profondĂ©ment dans sa chair. Elle hurla de fureur. Le loup entre ses bras la mordit Ă©galement. Il avait peur, c’était normal. Elle desserra son Ă©treinte, le regardant droit dans les yeux d’un regard ferme mais rassurant, le calmant instantanĂ©ment. Elle se retourna et dĂ©gagea les chiens d’un coup d’arc dans les cĂŽtes. Les gens restaient bouche-bĂ©e et la regardaient avec un respect effrayĂ©, elle s’en foutait. Elle se releva en serrant les dents et se baissa sur le louveteau. Il grogna, il Ă©tait prĂȘt Ă  en dĂ©coudre s’il le fallait. Elle prit quelque chose dans sa poche et lui tendit. Le loup regarda la pomme qu’elle lui mettait Ă  porter de museau et la prit du bout de la langue. Il la goba d’un coup de dents. Elle lui sourit chaleureusement et le vit rapidement dĂ©faillir. Il Ă©tait Ă©puisĂ© et le calmant qu’elle avait glissĂ© dans le fruit devait aussi y ĂȘtre pour quelque chose. Doucement, elle le prit dans ses bras. Qu’il Ă©tait lourd ! Avec une impulsion dans les jambes, elle sortit de l’arĂšne tandis que la foule s’écartait sur son passage. Elle se demanda de quelle couleur Ă©tait devenus ses yeux pour les effrayer de la sorte et quelle expression arborait son visage. Sir Legan se prĂ©cipita sur son passage avec quelques uns de ses gros bras. Elle lui dĂ©cocha un regard qui le fit vaciller. - Cette animal est mien, vos nobles en sont se tourna vers eux, leurs yeux Ă©taient baissĂ©s et seule Iris la regardait, osant Ă©lever la voix. - Je suis tĂ©moin Seigneur Legan,
Sa voix Ă©tait Ă  peine audible mais elle s’était opposĂ©e Ă  lui. Ça suffisait. Il s’écarta de son chemin alors qu’elle passait sans se retourner. Quand elle fut suffisamment loin, elle l’entendit profĂ©rer des menaces vis-Ă -vis d’elle. Il la dĂ©nigrait et la traitait de malade mentale. Elle ne rĂ©pondrait pas Ă  ses provocations, ce serait lui donner trop d’importance. Elle avait des millions de choses Ă  hurler mais ce n’était pas sa prioritĂ©, elle devait soigner le petit loup, trouver un abri rapidement car sa peau commençait Ă  brĂ»ler et chasser pour les nourrir tous les deux mais avant tout, elle devait dormir et laisser son corps se reposer et se soigner seul. Le petit loup remua entre ses bras, elle resserra son Ă©treinte et lui chuchota Ă  l’oreille - Ne t’inquiĂšte pas mon petit Jaf, je prendrais soin de toi jusqu’à ce que tu deviennes fort et indĂ©pendant. Je te rendrais Ă  la libertĂ© et si tu le veux, je resterais Ă  tes cotĂ©s jusqu’à ce que lq mort nous sĂ©pare. Jaf, ce nom lui Ă©tait venu comme une Ă©vidence, un petit loup roux, solitaire et teigneux ce ne pouvait ĂȘtre que Jaf. ❝ InvitĂ© ❞Sujet Re Jusqu'Ă  ce que la mort nous sĂ©pare... Dim 24 Oct - 149 RÉÉVALUATION DU NIVEAU◘ Langue 4/5Commentaires Quelques fautes d'innattention et surtout d'accord retrouvĂ©es dans ton texte. MalgrĂ© tout, sa longueur les rend assez nĂ©gligeables. Citation - A chaque coin de rues > rue- des mĂ©lodies de toutes sortes > de toute sorte j'l'aurais mis au singulier moi, mais j'suis pas du tout sĂ»re que ça soit juste en fait x- Elle s’était tellement habituĂ©e- quoi que > Quoique - petits couloirs Ă  vent frais qui .. devenaient plutĂŽt apaisantS- leurs yeux scrutateurs - culottes seyantes- [Les chemises].. d’autres Ă  moitiĂ© ouvertes - ses bottes Ă  moitiĂ© cramĂ©es- Au vu de l'Ă©tal- Bien sĂ»r - le museau couvert de sang- Ses yeux Ă©taient devenus flamboyants- Prends le Yue- je ne m’y opposerai pas ◘ Style T'as toujours un style aussi prenant et captivant, ce qui fait qu'on lit ton rp d'une traite, sans se lasser pour autant. ^^De jolies tournures de phrases associĂ©es Ă  des images. Et le fait qu'on arrive aisĂ©ment Ă  comprendre les sentiments de ton perso quand on te lit.. Bref, j'aime. =Quant Ă  ta mise en page, parfaite mise Ă  part une petite erreur de balise de couleur. Citation A ses sens, tout ne lui apparaissait que comme une cacophonie incessante > Tout ne lui semblait ĂȘtre une cacophonie incessante Citation Leurs tenues Ă©taient simples et pratiques simple. ◘ CaractĂšre Un perso totalement cernĂ© et en accord avec son passĂ©. Tu te sers bien de ton background et de tes prĂ©cĂ©dents rps dans ce rp, mĂȘlant ainsi passĂ© et prĂ©sent. Les rĂ©actions de ton personnage sont recherchĂ©es et correspondent Ă  l'image qu'on s'en Ă©tait et bien butĂ©e, elle est vraiment allĂ©e jusqu'au bout des choses. ^^◘ RĂŽlePlay 9/10Commentaires C'Ă©tait en somme un trĂšs beau rp, mĂȘme si la rencontre faisait un peu une impression de dĂ©jĂ  vu. Mais la maniĂšre dont tu l'as amenĂ© et la chute en font quelque chose de vraiment sympa Ă  lire et lui confĂšre son originalitĂ©. Alors, j'ai particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© tes descriptions qui sont vraiment rĂ©ussies. Riches en dĂ©tails, on peut trĂšs bien s'imaginer la scĂšne, que ce soit la place bondĂ©e du marchĂ©, les gens de haute sociĂ©tĂ©, la premiĂšre rencontre avec le loup ou bien mĂȘme celle de Sir Legan qui en fait un personnage tout Ă  fait mĂ©prisant..Bref, les scĂšnes sont Ă©galement bien choisies. J'avais pressentie l'intervention d'Iris d'une maniĂšre ou d'une autre. Comme quoi.. x La chute Ă©tait devinable mais t'as bien fait d'enfoncer davantage le clou sur la pourriture qu'est Sir Legan. Le ressentiment du lecteur envers lui n'en est que plus renforcĂ©. Quant Ă  Yue/Jaf.. Que dire Ă  part que c'Ă©tait une magnifique rencontre et qu'ils se sont dĂ©cidĂ©ment bien trouvĂ©s ces deux-lĂ  ? ^^- Note 20 > Niveau prĂ©cĂ©dent 17>> Niveau final 18Bon et bien, dĂ©solĂ©e pour l'attente et fĂ©licitations pour ce niveau durement plaisir de te relire. ^^ Jusqu'Ă  ce que la mort nous sĂ©pare... Page 1 sur 1 Sujets similaires» carnets d'un mort» JE NE SUIS PAS MORT !» Les Dunes de la Mort. [EVENT]» Non, je ne suis pas mort...pas encore.» Rencontre aux portes de la mort [KimĂ©ra]Permission de ce forumVous ne pouvez pas rĂ©pondre aux sujets dans ce forumFire Emblem - Dawn of Destiny Personnel & PublicitĂ© Réévaluations Rufus SynilisSkrivagner Teñval Messages 192Date d'inscription 11/04/2010Age 30Localisation Suisse CHSujet Jusqu'Ă  ce que la mort nous sĂ©pare Sam 17 Avr - 710 Jusqu'Ă  ce que la mort nous sĂ©pareTitre original et alternatifs Shi ga Futari wo Wakatsu Made, Until death do us part, UDDUPAuteurs Song Ji-Hyung "Double-S" Dessin, Takashige Hiroshi HistoireType SeinenGenres actionÉditeur français Ki-oonÉditeur japonais Square EnixMagazine de prĂ©publication Young GanganRĂ©sumĂ© La jeune Haruka TĂŽyama possĂšde un pouvoir singulier, celui de prĂ©dire l’avenir avec une prĂ©cision de 90%. Ce don fait d’elle une proie pour les organisations mafieuses et les grands groupes industriels de tout le pays, qui veulent l’exploiter pour leur propre compte. Ayant prĂ©dit la venue d'un homme pour la sauver, homme qui justement se trouve dehors au milieu de la foule, elle s'Ă©chappe et part rejoindre son sauveur. Elle passe alors avec lui un pacte qui durera jusqu'Ă  ce que la mort les Mamoru protĂ©ger en japonais, homme au passĂ© mystĂ©rieux et de surcroit aveugle se voit chargĂ© de protĂ©ger la fillette. Mais ceux qui vont se frotter Ă  lui vont bien vite se rendre compte qu'ils n'ont pas affaire avec un banal aveugle. En effet, Mamoru n'est pas sans ressource, aprĂšs tout, il est un mercenaire engagĂ© par Element Network, une organisation financĂ©e par des victimes du crime et chargĂ©e de supplĂ©er Ă  la police impuissante face Ă  certain type de wikipĂ©dia ^^'Personnellement, je trouve ce manga splendide, le graphisme est soignĂ©, la "vision" de Mamoru est trĂšs bien faites, l'histoire est loin d'ĂȘtre banale, avec toute une organisation dont on remarque de plus en plus l'ampleur au fur et Ă  mesure qu'on lit le manga...Les personnages principaux ce complĂšte parfaitement, avec la fille qui voit l'avenir, le mercenaire aveugle, et l'ingĂ©nieur technique qui est derriĂšre la "vision" de MamoruJe ne sais mĂȘme pas quoi mettre pour vanter ce manga sans mettre du spoil ^^'Il est depuis longtemps, et probablement pour encore un long moment, le n°1 de ma liste de manga ^^'Couverture tome 1 SpoilerCouverture tome 8 Spoiler"Vision" de Mamoru en bas Ă  droiteSpoilerUne petite image supplĂ©mentaire pour le fun ^^ Spoiler

jusqu à ce que la mort nous sépare witcher