Àpropos de la fiche pĂ©dagogique sur la PremiĂšre guerre mondiale. Cette fiche est issue du cĂ©dĂ©rom Ă©ducatif Mobiclic. Ce cĂ©dĂ©rom propose sous une forme ludique des activitĂ©s variĂ©es ainsi que des documentaires interactifs complets et rigoureux abordant les grands thĂšmes du programme de l’école et du dĂ©but du collĂšge. UnrĂ©al de merde, un film pas trop dĂ©gueu. 12 films - 5 109 vues Le meilleur du western 92 films - 1 008 vues [Liste participative] Le plus mauvais film de la saga : DerniĂšre manche bonus 20 films - 5 345 vues MakingOf du film "LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - UN FILM HISTORIQUE" RĂ©alisĂ© par RaphaĂ«l Charpenet et Maxime Dahlem. Produit par Villion M. et Martin V. DÉROULE LA DESCRIPTION Abonne-toi Ă  la chaĂźne pour plus de vidĂ©o. Filmaustralien de Jeremy Sims (2010) Le conflit s’enlise en cette annĂ©e 1916, sur le front flamand entre ArmentiĂšres et Ypres. A des milliers de kilomĂštres des Orages d’acier, le capitaine Oliver Woodward s’apprĂȘte Ă  quitter son Ă©pouse et Documentairesur la 1Ăšre guerre mondiale (1914 - 1918), appelĂ© aussi la grande guerre. Ce film rĂ©sume les origines et le dĂ©roulement de la guerre 14 18. Ce d wvkYMxi. YOUTUBE Youtube EncyclopĂ©die de la Grande Guerre rubrique EncyclopĂ©die de la Grande Guerre 1914-1918 en une sĂ©rie de vidĂ©os. – AccĂšs direct par mots-clĂ©s français et anglais tags Grande Guerre / 1914-1918 / Guerre 14-18 / PremiĂšre guerre mondiale / Grande Guerre en couleur / World War One / WWI / WW1 TranchĂ©es / Trenches tranchĂ©es / Poilus Verdun / Bataille Verdun / Bataille Somme / Somme Battle Attentat Sarajevo / 11 novembre 1918 / Armistice 1918 Chansons Chanson de Craonne / La Madelon – Divers sur Youtube – ChaĂźne Youtube de la Mission Centenaire – La PremiĂšre Guerre Mondiale en couleur sĂ©rie de vidĂ©os – Education WebTV Plusieurs vidĂ©os en audio Ă©voquent diffĂ©rents aspects et plusieurs batailles de la Grande Guerre Verdun, Marne, Chemin des Dames. DAILYMOTION – AccĂšs direct par mots-clĂ©s français et anglais tags Grande Guerre / 1914-1918 / Guerre 14-18 / PremiĂšre guerre mondiale / WW1 Film de 26 min. d’images d’archive publiĂ© Ă  l’occasion du 89Ăšme anniversaire de l’Armistice de 1918 Bataille Verdun / Somme bataille-battle / 11 novembre 1918 – Document Mourir Ă  Verdun » partie 1 – partie 2 – partie 3 – partie 4 INA Institut National de l’Audiovisuel – Paroles de poilus – journal 13H. de France2 2min11s – Guerre en 1914 1min11s – Anniversaire de la bataille de la Marne et rĂ©trospective 14-18 11min49 – Ce que fut la bataille de Verdun 3min55s – Guerre de 1914-1918 engagement des communautĂ©s immigrĂ©es 3min46s – DĂ©jĂ  une camĂ©ra 11 novembre 1918 Ă  Strasbourg 5min1s – Il y a 50 ans prenait fin la PremiĂšre Guerre mondiale 5min43 – L’aviation Ă  Verdun 4min56s – Fresque INA de vidĂ©os sur 14-18 dossier Fresque interactive de vidĂ©os sur la Grande Guerre. VidĂ©os INA payantes – Des valses 1900 aux canons de la Grande Guerre 52 min – Petite chronique du Montparnasse pendant la guerre 14-18 52 min – Mourir au champ d’honneur – Emission Apostrophe >> CHAÎNES TV – sĂ©rie de vidĂ©os sur la premiĂšre guerre Apocalypse documentaire en 5 parties – vidĂ©os sur la Guerre 14-18 via Google >> DIVERS – La vie au front / La vie Ă  l’arriĂšre – Imineo via Youtube Documentaires vidĂ©os 14-18 documentaires complets en vidĂ©os, thĂšmes multiples, sur la Grande Guerre. – UniversitĂ© d’Oxford Collection de vidĂ©os sur la 1Ăšre Guerre thĂšmes divers – moteur de recherche et classement par mots-clĂ©s. – ECPAD cinĂ©ma des armĂ©es fonds sur la 1Ăšre Guerre Mondiale plusieurs vidĂ©os, thĂšmes variĂ©s. – AprĂšs les combats de Bois-le-PrĂȘtre , vidĂ©o rare sur la rĂ©alitĂ© de la Guerre exhumĂ©e un siĂšcle aprĂšs et publiĂ©e sur le site de la Mission Centenaire. Histoire de sa dĂ©couverte dans cet article du Monde. Archives françaises du film projet EFG1914 dossier Archive du CNC d’une centaine de titres films contemporains du conflit et tournĂ©s Ă  posteriori actualitĂ©s, fictions ou pamphlets, animations ou reconstitutions. Court mĂ©trage vidĂ©o Je suis un No Man’s Land » adaptation d’une anecdote de la premiĂšre guerre mondiale en court mĂ©trage dans le cadre du festival Nikon. European Film Gateway EFG dossier Archive de films rares digitalisĂ©s sur la 1Ăšre guerre et originaires de tous le pays du monde documentaires, propagandes, fictions, etc. Programmes scolaires français Histoire, Arts - 3e, 1re ‱ Équivalence canadienne Secondaire, 2e cycleIntroductionLa PremiĂšre Guerre mondiale modifie profondĂ©ment le regard que portent les artistes sur la guerre, ces derniers dĂ©laissant petit Ă  petit une forme d’exaltation pour une dĂ©nonciation de la violence et de la barbarie. Longtemps, en effet, l’art a cĂ©lĂ©brĂ© le courage, le patriotisme et le sacrifice de soi, au travers de hĂ©ros illustres – comme ceux de l’Iliade – et la guerre a inspirĂ© les artistes de tout temps, Ă  travers toutes les pĂ©riodes. Cette inspiration est aussi due au fait que les Ɠuvres qui traitent de la guerre Ă©taient souvent des commandes, afin de valoriser un gouvernement ou un homme. Par ailleurs, avant que n’apparaisse la conscription, en 1914 – et Ă  de rares exceptions –, les artistes contemporains des guerres qu’ils reprĂ©sentaient n’y participaient pas eux-mĂȘmes. Pour cette guerre-ci, les artistes – Ă©crivains, peintres, sculpteurs, musiciens – sont massivement mobilisĂ©s, voire s’engagent volontairement, portĂ©s par l’élan patriotique. Aussi peuvent-ils raconter, peindre, dessiner ce qu’ils vivent et ce qu’ils voient, laissant Ă  la postĂ©ritĂ©, Ă  travers des Ɠuvres aux formes souvent nouvelles, d’authentiques tĂ©moignages. Ce dossier propose quelques exemples d’Ɠuvres que la guerre a inspirĂ©es Ă  des artistes qui ont participĂ© au combat, et d’autres dont les auteurs ont saisi ce thĂšme bien des annĂ©es plus tard. Chacun, Ă  sa maniĂšre, tente de reprĂ©senter l’indicible brutalitĂ© des combats, la douleur des femmes et des enfants livrĂ©s Ă  eux-mĂȘmes, la peur face Ă  la mort mais aussi, parfois, une certaine fascination face Ă  cette guerre moderne et et rĂ©cits autobiographiquesParmi les nombreux Ă©crivains engagĂ©s dans la guerre, on peut citer les Français Guillaume Apollinaire, Alain-Fournier, Blaise Cendrars, Joseph Kessel, Henri Barbusse, Louis-Ferdinand CĂ©line, Jean Giraudoux, Raymond DorgelĂšs, Charles PĂ©guy, Jean Giono, Roger Vercel, Louis Aragon, Romain Rolland, l’AmĂ©ricain Ernest Hemingway, qui fut ambulancier en Italie, les Allemands Ernst JĂŒnger et Erich Maria Remarque, les Anglais Harry Fellows et J. R. R. Tolkien, qui ont participĂ© Ă  la bataille de la Somme, le Belge Émile Verhaeren ou encore l’Autrichien Stephen Zweig qui, jugĂ© inapte au combat, fut enrĂŽlĂ© dans les services de propagande. Beaucoup furent blessĂ©s ; Cendrars fut amputĂ© d’un bras. D’autres y perdirent la vie comme Alain-Fournier, Charles PĂ©guy ou encore Apollinaire, dĂ©cĂ©dĂ© en 1918 de la grippe espagnole aprĂšs avoir Ă©tĂ© blessĂ© en 1915 au front. Pour ces hommes, il est nĂ©cessaire de tĂ©moigner de l’horreur de la guerre. Ceux qui se sont engagĂ©s par exaltation patriotique expriment leur dĂ©sillusion face Ă  l’absurditĂ© et Ă  la cruautĂ© des combats. Ceux qui cherchent Ă  publier leur tĂ©moignage durant la guerre, pour leur part, sont confrontĂ©s Ă  une censure qui ne souhaite pas voir se rĂ©pandre un esprit pacifiste et antimilitariste. Certains auteurs CĂ©line, Remarque, Giono, Hemingway attendront plusieurs annĂ©es aprĂšs la guerre, et la menace d’un nouveau conflit, pour publier des romans largement inspirĂ©s de leur expĂ©rience. Les Ă©crits postĂ©rieurs Ă  la guerre rencontrent pourtant moins de succĂšs. Les Croix de bois de Raymond DorgelĂšs, par exemple, manque le prix Goncourt de peu, au profit de Proust À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Le public est en effet Ă  ce moment lassĂ© des rĂ©cits du conflit ; par ailleurs, les mouvements dadaĂŻste et surrĂ©aliste contribuent Ă©galement Ă  dĂ©valoriser ces tĂ©moignages pendant l’ cĂŽtĂ©s des hommes de lettres, de nombreux autres combattants ont aussi tĂ©moignĂ© par Ă©crit de leur expĂ©rience, du simple soldat aux plus hauts chefs de guerre tels que Philippe PĂ©tain ou Erich von Falkenhayn. Aux cĂŽtĂ©s des hommes de lettres, de nombreux autres combattants ont aussi tĂ©moignĂ© par Ă©crit de leur expĂ©rience, du simple soldat aux plus hauts chefs de guerre tels que Philippe PĂ©tain ou Erich von Falkenhayn. Henri Barbusse, Le Feu, Journal d’une escouade, 1916EngagĂ© volontaire en 1914, Ă  41 ans, Henri Barbusse raconte son expĂ©rience personnelle du front et des tranchĂ©es de dĂ©cembre 1914 Ă  1916. Ce rĂ©cit est paru sous forme de feuilleton dans le quotidien L’ƒuvre Ă  partir du 3 aoĂ»t 1916, puis intĂ©gralement Ă  la fin de novembre 1916, aux Ă©ditions Flammarion. Il reçoit le prix Goncourt la mĂȘme annĂ©e. Un passage de ce rĂ©cit inspirera en 1934 au peintre allemand Otto Dix le tableau Flandres, sa derniĂšre toile consacrĂ©e Ă  la grande guerre. Roland DorgelĂšs, Les Croix de bois, 1919DorgelĂšs s’inspire de sa propre expĂ©rience de la guerre mais il publie son roman sous un pseudonyme. À travers une succession de tableaux sans vĂ©ritables liens entre eux, il dĂ©peint le quotidien des soldats, au front comme Ă  l’arriĂšre. Le titre fait rĂ©fĂ©rence aux croix de bois plantĂ©es le long des chemins pour les soldats morts au front. Si le roman manque le Goncourt de peu l’annĂ©e de sa publication 1919, il obtient nĂ©anmoins le prix Femina et rencontre un succĂšs considĂ©rable. Maurice Genevoix, Ceux de 14, 1949 rĂ©cits de guerre publiĂ©s de 1916 Ă  1921 rĂ©unisLe lieutenant Maurice Genevoix a 24 ans quand il est mobilisĂ© pour partir au front. Au long de cinq livres rĂ©unis dans le recueil Ceux de 14, il raconte les huit mois qu’il a passĂ©s au front, Ă  Verdun notamment face Ă  l’horreur des conditions de vie dans les combats – boue, froid et mort –, le lecteur assiste Ă  l’amenuisement de l’enthousiasme patriotique du soldat et Ă  la montĂ©e du dĂ©couragement. BlessĂ© en 1915, Maurice Genevoix sera rĂ©formĂ©. Ernst JĂŒnger, Orages d’aciers, 1920L’auteur a rĂ©digĂ© ce rĂ©cit autobiographique Ă  partir de ses carnets de guerre et de photographies. Il y raconte son quotidien de soldat pendant quatre ans dans un rĂ©cit lucide et parfois Ă©trangement dĂ©tachĂ© des horreurs de la guerre. JĂŒnger aura du mal Ă  publier ce premier roman dans une sociĂ©tĂ© d’aprĂšs-guerre lassĂ©e de ce genre de rĂ©cit, trĂšs rĂ©pandu pendant la pĂ©riode du conflit. Joseph Kessel, L’Équipage, 1923Brancardier durant quelques mois en 1914, Joseph Kessel rejoint l’aviation Ă  la fin de l’annĂ©e 1916. Il s’inspire de cette expĂ©rience pour rĂ©diger ce rĂ©cit qui raconte les aventures d’Herbillon, un jeune homme qui quitte sa famille et celle qu’il aime pour s’engager dans l’aviation. Kessel offre dans ce rĂ©cit une vision assez idĂ©alisĂ©e de la guerre, qui n’apparaĂźt qu’en arriĂšre-plan, mettant surtout en avant le courage et la fraternitĂ© des hommes face Ă  la mort. Ernest Hemingway, L’Adieu aux armes, 1929D’inspiration autobiographique, ce roman est Ă©crit Ă  la premiĂšre personne. L’histoire se dĂ©roule en Italie pendant la Grande Guerre. Elle raconte l’histoire d’amour tragique entre Frederic Henry, un ambulancier amĂ©ricain engagĂ© dans la Croix-Rouge italienne comme le fut Hemingway, et Catherine Barkley, une infirmiĂšre anglaise. Erich Maria Remarque, À l’ouest rien de nouveau, 1929Erich Maria Remarque s’inspire de son expĂ©rience personnelle de la guerre pour Ă©crire ce roman pacifiste qui connut un succĂšs mondial. Le hĂ©ros, Paul BĂ€umer, est un jeune soldat allemand de 19 ans. InfluencĂ© par la propagande patriotique, il s’engage volontairement et dĂ©couvre sur le front ouest l’horreur de la guerre. Ce roman, considĂ©rĂ© comme relevant de l’ art dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© » par les nazis, subira les autodafĂ©s allemands en 1933. Robert Musil, L’Homme sans qualitĂ©s, 1930-1932Robert Musil participe Ă  la PremiĂšre Guerre mondiale, notamment sur le front italien. DĂ©mobilisĂ© en 1916 pour une neurasthĂ©nie dĂ©pressive, il fait la connaissance de Franz Kafka lors d’un sĂ©jour dans un hĂŽpital de Prague. Il finit ensuite la guerre dans le service de presse de l’armĂ©e. C’est Ă  partir de notes prises entre 1915 et 1917 dans des carnets qu’il Ă©crit le roman L’Homme sans qualitĂ©s, considĂ©rĂ© comme son chef-d’Ɠuvre par la critique. Louis-Ferdinand CĂ©line, Voyage au bout de la nuit, 1932Ce rĂ©cit Ă  la premiĂšre personne, largement inspirĂ© de la vie de l’auteur, est menĂ© par Ferdinand Bardamu. Dans les premiers chapitres, le personnage raconte l’enfer de la PremiĂšre Guerre mondiale et la violence absurde des tranchĂ©es. Ce premier roman de CĂ©line manque de deux voix le prix Goncourt mais obtient le prix Renaudot. Il est remarquable pour son style caractĂ©risĂ© par l’utilisation de points de suspension, d’onomatopĂ©es, de langage oral » et argotique. L’auteur, blessĂ© Ă  la guerre et traumatisĂ© par cette expĂ©rience, dĂ©nonce toute forme d’hĂ©roĂŻsme pour lui, la seule option raisonnable face Ă  la folie guerriĂšre est la lĂąchetĂ©. Roger Vercel, Capitaine Conan, 1934Dans ce roman partiellement autobiographique, Roger Vercel s’inspire de sa participation Ă  la Grande Guerre, notamment sur le front d’Orient au cours de l’annĂ©e qui suit l’Armistice. En 1918, les hommes du Capitaine Conan ne sont pas dĂ©mobilisĂ©s ils sont envoyĂ©s en mission de soutien en Roumanie. Mais ces soldats, qui sont plongĂ©s dans l’inaction, ont du mal Ă  respecter les lois de la vie civile. Norbert, narrateur et ami de Conan, est chargĂ© d’enquĂȘter sur des mĂ©faits de ce type en vue de traduire les soldats incriminĂ©s devant le conseil de guerre. Mais Conan est accusĂ© de meurtre Norbert abandonne son nouveau poste en refusant d’accuser son camarade. Le roman a reçu le prix Goncourt. Jean Giono, Recherche de la puretĂ© », 1939Ce texte autobiographique est publiĂ© en prĂ©face des Carnets Moleskine de Lucien Jacques Gallimard, 1939. Il s’agit d’un pamphlet qui tĂ©moigne des positions pacifistes de Giono dans les annĂ©es 1930. L’auteur, qui a Ă©tĂ© traumatisĂ© par son expĂ©rience de la PremiĂšre Guerre mondiale, est condamnĂ© Ă  deux mois de prison pour appel Ă  la dĂ©sertion. Ce texte a Ă©tĂ© rééditĂ© en 2013 dans le recueil Écrits pacifistes. D’autres textes de Giono dĂ©noncent l’horreur de la guerre, tel le roman Le Grand Troupeau, publiĂ© en 1931, ou Refus d’obĂ©issance » 1934, un texte que l’on retrouve aussi dans le recueil Écrits pacifistes. Blaise Cendrars, La Main coupĂ©e, 1946En aoĂ»t 1914, le poĂšte Blaise Cendrars s’engage comme volontaire dans l’armĂ©e française. Il combat sur le front de la Somme puis participe Ă  la grande offensive de Champagne. GriĂšvement blessĂ© lors d’un assaut le 28 septembre 1915, il est amputĂ© de son bras droit
 d’écrivain. Dans La Main coupĂ©e, Cendrars raconte l’annĂ©e qu’il a passĂ©e au front en condamnant les idĂ©ologies qui ont dĂ©chaĂźnĂ© et exploitĂ© la violence. On retrouve aussi le rĂ©cit de son amputation dans la nouvelle autobiographique J’ai saignĂ©, Ă©crite en 1938 Paris, Hatier, coll. Classiques et Cie. CollĂšge », 2012. En 1919, Cendrars assistera aussi le rĂ©alisateur Abel Gance lors du tournage du film pacifiste J’ de lettresJean-Pierre GuĂ©no, Paroles de poilus. Lettres et carnets du front, 1914-1918, 1993 Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prĂ©nommaient Gaston, Louis, RenĂ©. Ils Ă©taient palefreniers, boulangers, colporteurs, bourgeois ou ouvriers. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers
 Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants et revĂȘtir l’uniforme mal coupĂ©, chausser les godillots cloutĂ©s
 Sur huit millions de mobilisĂ©s entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures
 Huit mille personnes ont rĂ©pondu Ă  l’appel de Radio France visant Ă  collecter les lettres, jusqu’ici Ă©parpillĂ©es, de ces Poilus. Cet ouvrage en prĂ©sente une centaine. »PoĂ©sieJohn McCrae, In Flanders Fields », mai 1915On reconnaĂźt le coquelicot comme le symbole du souvenir Ă  la mĂ©moire des soldats du Canada, des pays du Commonwealth britannique et des États-Unis qui sont morts Ă  la guerre. Cette fleur doit son importance au poĂšme "Au champ d’honneur” composĂ© par le major John McCrae nommĂ© plus tard lieutenant-colonel, un chirurgien dans l’artillerie canadienne, au cours de la deuxiĂšme bataille d’Ypres, en Belgique, en mai 1915. Les rĂ©fĂ©rences au coquelicot aux premiĂšre et derniĂšre strophes du poĂšme de la guerre le plus lu et le plus souvent citĂ© ont contribuĂ© Ă  donner Ă  la fleur le statut d’emblĂšme du souvenir et de symbole d’une croissance nouvelle parmi la dĂ©vastation laissĂ©e par la guerre. Au champ d’honneurAu champ d’honneur, les coquelicotsSont parsemĂ©s de lot en lotAuprĂšs des croix ; et dans l’espaceLes alouettes devenues lassesMĂȘlent leurs chants au sifflementDes sommes mortsNous qui songions la veille encor’À nos parents, Ă  nos amis,C’est nous qui reposons iciAu champ d’ vous jeunes dĂ©sabusĂ©sÀ vous de porter l’oriflammeEt de garder au fond de l’ñmeLe goĂ»t de vivre en le dĂ©fi, sinonLes coquelicots se fanerontAu champ d’honneur. Adaptation française du poĂšme In Flanders Fields » de John McCrae par le Major Jean Pariseau Wilfred Owen, Dulce et decorum est », 1917Dans ce poĂšme Ă©crit en octobre 1917 et publiĂ© Ă  titre posthume en 1920, ce jeune Britannique dĂ©nonce l’exaltation guerriĂšre d’un cĂ©lĂšbre vers du poĂšte latin Horace Il est doux et honorable de mourir pour la patrie. » Il meurt Ă  25 ans, le 4 novembre 1918, sept jours avant l’Armistice. Dulce et decorum estPliĂ©s en deux, tels de vieux mendiants sous leur sac,Harpies cagneuses et crachotantes, Ă  coups de juronsNous pataugions dans la gadoue, hors des obsĂ©dants Ă©clairs,Et pesamment clopinions vers notre lointain marche en dormant. Beaucoup ont perdu leurs bottesEt s’en vont, boiteux chaussĂ©s de sang, estropiĂ©s, aveugles ;Ivres de fatigue, sourds mĂȘme aux hululements estompĂ©sDes Cinq-Neuf distancĂ©s qui s’abattent vers l’ gaz ! Le gaz ! Vite, les gars ! EffarĂ©s et Ă  tĂątonsCoiffant juste Ă  temps les casques malaisĂ©s ;Mais quelqu’un hurle encore et trĂ©bucheEt s’effondre, se dĂ©battant, comme enlisĂ© dans le feu ou la chaux
Vaguement, par les vitres embuĂ©es, l’épaisse lumiĂšre verte,Comme sous un ocĂ©an de vert, je le vis se tous mes rĂȘves, sous mes yeux impuissants,Il plonge vers moi, se vide Ă  flots, s’étouffe, il se des rĂȘves suffocants vos pas Ă  vous aussiSuivent le fourgon oĂč nous l’avons jetĂ©,Que votre regard croise ces yeux blancs convulsĂ©s,Cette face qui pend, comme d’un dĂ©mon Ă©cƓurĂ© de pĂ©chĂ© ;Que votre oreille Ă  chaque cahot capte ces gargouillisDe sang jaillissant des poumons rongĂ©s d’écume,Ce cancer obscĂšne, ce rebut d’amertume tel, immonde,L’ulcĂšre Ă  jamais corrompant la langue innocente,Ami, avec ce bel entrain plus ne direzAux enfants brĂ»lant de gloire dĂ©sespĂ©rĂ©e,Ce Mensonge de toujours Dulce et decorum estPro patria de Wilfred Owen, Dulce et dĂ©corum est », 1917, in Et chaque lent crĂ©puscule de Wilfred Owen, traduction de Xavier Hanotte, Bordeaux, Castor Astral, 2012. Guillaume Apollinaire, Calligrammes, PoĂšmes de la paix et de la guerre, 1918 ; PoĂšmes Ă  Lou, 1947En novembre 1914, Apollinaire s’engage volontairement dans l’armĂ©e française. BlessĂ© Ă  la tĂȘte en 1915, il meurt en 1918 de la grippe espagnole aprĂšs avoir publiĂ© ses Calligrammes qu’il dĂ©die Ă  un camarade mort au champ d’honneur en 1917. Parmi ces jeux d’écriture », on peut retenir La colombe poignardĂ©e et le jet d’eau ».En 1914, Apollinaire fait aussi la rencontre de Lou, avec qui il passe une semaine Ă  NĂźmes. Apollinaire lui Ă©crit tous les jours, entre 1914 et 1916, des lettres et des poĂšmes PoĂšmes Ă  Lou qui seront publiĂ©s aprĂšs sa mort, en Apollinaire, La Colombe poignardĂ©e et le jet d’eau, 1918, calligrammeParis, BibliothĂšque LittĂ©raire Jacques GumilĂ«v, L’ouvrier », 1918Homme de lettres et historien russe mariĂ© puis divorcĂ© de la poĂ©tesse Anna Akhmatova, NicolaĂŻ GumilĂ«v est le chef de file de la Guilde des poĂštes. EngagĂ© dans le corps expĂ©ditionnaire russe en France, en 1914, il s’oppose ouvertement au rĂ©gime bolchevique et sera exĂ©cutĂ© en 1921. L’ouvrierIl est devant son fourneau qui un homme vieillissant, regard calme a l’air humbleParce qu’il cligne ses yeux ses camarades sont lui ne dort pas est occupĂ© Ă  fondre la balleQui me sĂ©parera de la a fini ; ses yeux sont peut rentrer. La lune lui, dans le grand lit,L’attend sa femme, somnolente et balle qu’il a coulĂ©e siffleraPar-dessus l’écume de la Divina grise,La balle qu’il a coulĂ©e trouveraMa poitrine qu’elle tomberai, touchĂ© Ă  mort,Je reverrai dĂ©filer mon passĂ©,Mon sang coulera Ă  flotsSur l’herbe sĂšche, poussiĂ©reuse, alors paiera le prixDe ma vie brĂšve et blouse grisĂątre, vieillissant,Un petit homme a fait de NicolaĂŻ GumilĂ«v, L’ouvrier », 1918, in PoĂšmes, traduction de Serge Fauchereau, Neuilly-lĂšs-Dijon, Éditions du Murmure, Giraudoux, La guerre de Troie n’aura pas lieu, 1935L’auteur, qui a Ă©tĂ© blessĂ© durant la PremiĂšre Guerre mondiale, est un ardent pacifiste. Il Ă©crit cette piĂšce Ă  l’aube de la Seconde Guerre mondiale, Ă©tablissant un parallĂšle entre la situation en Europe, oĂč tout le monde voit venir la guerre sans rien faire, et celle de l’AntiquitĂ© face Ă  une guerre de Troie annoncĂ©e par Cassandre que personne ne veut croire. La piĂšce est créée par Louis Jouvet et sa troupe le 22 novembre 1935 au théùtre de l’ contemporainsDepuis une trentaine d’annĂ©es, la littĂ©rature contemporaine s’est emparĂ©e du thĂšme de la PremiĂšre Guerre mondiale, comme pour remplacer les voix des derniers poilus disparus. Le prix Goncourt 2013 attribuĂ© au roman de Pierre LemaĂźtre, Au revoir, lĂ -haut – qui dĂ©bute dans une tranchĂ©e –, tĂ©moigne de cette tendance. Les rĂ©cits Ă  la premiĂšre personne sont privilĂ©giĂ©s mais ces fictions, trĂšs documentĂ©es, donnent la parole Ă  des tĂ©moins que l’on avait moins entendus dans les Ă©crits des Ă©crivains mobilisĂ©s, comme les femmes et les enfants. Roch Carrier, La Guerre, Yes Sir!, 1968Roch Carrier est surtout connu pour son premier roman, La Guerre, Yes Sir!, paru en 1968, qui a Ă©tĂ© traduit en anglais et adaptĂ© au théùtre et au cinĂ©ma. L’histoire, trĂšs allĂ©gorique, prend place autour de la veillĂ©e et de la cĂ©rĂ©monie mortuaires d’un hĂ©ros de guerre. Sise dans le QuĂ©bec profond durant la PremiĂšre Guerre mondiale, elle traite des thĂšmes de la conscription et des relations tendues entre les communautĂ©s francophone et anglophone Ă  cette Ă©poque. Jean Rouaud, Les Champs d’honneur, 1990L’auteur retrace son histoire familiale au travers de courtes biographies. Il Ă©voque notamment la disparition de deux frĂšres de la famille, Émile et Joseph ses grands-oncles, victimes de la Grande Guerre en 1916. Plus que l’horreur des tranchĂ©es, les Champs d’honneur dĂ©peint le vide et la souffrance créés par la Grande Guerre. Ce roman a obtenu le prix Goncourt. Joseph Boyden, Le Chemin des Ăąmes, 2006Ce premier roman de Boyden s’inspire de l’histoire rĂ©elle d’un AmĂ©rindien et rend hommage aux autochtones canadiens engagĂ©s dans la Grande Guerre. Deux Cris, Xavier et Elijah, se sont enrĂŽlĂ©s. Xavier, de retour au pays, voyage durant trois jours en canot pour retourner chez lui. Il revit alors les moments difficiles et traumatisants de son expĂ©rience combattante. SĂ©bastien Japrisot, Un long dimanche de fiançailles, 1991Cinq soldats qui veulent Ă©chapper Ă  l’enfer des tranchĂ©es se mutilent volontairement en espĂ©rant obtenir une permission. Pris sur le fait, ils sont condamnĂ©s Ă  mort pour l’exemple. Mais Mathilde, la petite amie de Manech, l’un d’entre eux, ne veut en aucun cas croire en la mort de son fiancĂ© et enquĂȘte afin de pouvoir le retrouver. Ce roman policier historique a reçu le prix InteralliĂ© et a Ă©tĂ© adaptĂ© au cinĂ©ma par Jean-Pierre Jeunet en 2004. Marc Dugain, La Chambre des officiers, 1998Ce bref roman Ă©voque les gueules cassĂ©es », les soldats dĂ©figurĂ©s durant la PremiĂšre Guerre mondiale comme le jeune lieutenant Adrien qui, entre les mains des chirurgiens et les soins de son infirmiĂšre, commence Ă  s’accepter et amorce son retour Ă  la vie sociale. Le roman est un succĂšs de librairie couronnĂ© par une vingtaine de prix littĂ©raires. Il a Ă©tĂ© adaptĂ© au cinĂ©ma par Marc Dupeyron en 2000. Laurent GaudĂ©, Cris, 2001Pour son premier roman, Laurent GaudĂ© imagine un rĂ©cit polyphonique on dĂ©couvre la guerre, au front et Ă  l’arriĂšre, Ă  travers diffĂ©rentes voix, diffĂ©rents cris ceux de Jules, de Marius, de Boris, de Ripoll, de RĂ©nier, de Barboni ou de M’Bossolo. Chacun agit et rĂ©agit Ă  sa maniĂšre face Ă  l’horreur et Ă  la folie des combats. Alice Ferney, Dans la guerre, 2003L’auteur suit l’itinĂ©raire de Jules, un paysan landais, depuis son ordre de mobilisation en aoĂ»t 1914, jusqu’à l’Armistice. Alice Ferney relate le quotidien des tranchĂ©es et celui des femmes restĂ©es Ă  l’arriĂšre, Ă  la terre, dans l’attente. Claude Michelet, En attendant minuit, 2003L’auteur Ă©voque alternativement deux heures de la vie de deux personnages vivant la guerre Ă  la fin de l’annĂ©e 1916 Jean, qui attend la relĂšve dans sa tranchĂ©e, et sa femme Marthe, qui se retrouve seule avec son angoisse dans sa ferme de Brive. BĂ©nĂ©dicte des Mazery, La Vie tranchĂ©e, 2008Louis Saint-Gervais, un soldat rĂ©formĂ© pour blessure, est affectĂ© au service du contrĂŽle postal le jeune homme doit censurer les lettres de ses camarades du front. Dans son roman, l’auteur cite des lettres de poilus authentiques. L’ouvrage existe dans une Ă©dition simplifiĂ©e notes, questionnaires et dossier d'accompagnement par Isabelle de Lisle, Paris, Hachette Éducation, coll. Classiques Hachette. BibliocollĂšge », n° 75, 2009. Pierre LemaĂźtre, Au revoir lĂ -haut, 2013Le rĂ©cit dĂ©bute dans l’enfer des tranchĂ©es. Deux rescapĂ©s – l’un traumatisĂ©, l’autre dĂ©figurĂ© – tentent de poursuivre leur vie aprĂšs la fin de la guerre. Ils dĂ©cident de prendre leur revanche en rĂ©alisant une escroquerie aux monuments aux morts aussi spectaculaire qu’amorale. Ce roman a reçu le prix de jeunesseDepuis une dizaine d’annĂ©es, de nombreux titres de littĂ©rature jeunesse, notamment des romans historiques, sont consacrĂ©s Ă  la PremiĂšre Guerre mondiale, permettant une nouvelle approche pĂ©dagogique de cette pĂ©riode historique. Michael Morpurgo, Cheval de guerre, 1982Le rĂ©cit est menĂ© par Joey, un jeune cheval de ferme qui, aprĂšs avoir Ă©tĂ© vendu Ă  des soldats britanniques, devient un cheval de guerre il combat au front, dĂ©place les canons, tire les brancards pour ramener les blessĂ©s. Un jour, il est capturĂ© par les Allemands. Ce rĂ©cit a Ă©tĂ© adaptĂ© au cinĂ©ma par Steven Spielberg en 2012. Paule du Bouchet, Le Journal d’AdĂšle, 1995AdĂšle, une jeune paysanne de Bourgogne, a bientĂŽt 14 ans. Elle commence son journal intime en juillet 1914 et le tiendra durant les quatre annĂ©es de guerre. Elle y raconte le dĂ©part de ses frĂšres, puis de son pĂšre, la solitude des femmes et des enfants face aux travaux des champs, la mort des proches, sa correspondance avec Lucien dont elle est la marraine de guerre. Catherine Cuenca, La Marraine de guerre, 2001Étienne est mobilisĂ© depuis deux ans. Son unique rĂ©confort lui vient de sa correspondance avec Marie-Pierre, sa marraine de guerre. Seuls ses lettres et ses colis lui permettent de supporter la peur de la mort et l’horreur des tranchĂ©es. Au cours d’une permission, il dĂ©cide de rencontrer enfin celle qu’il ne connaĂźt qu’à travers son Ă©criture. Yves Pinguilly, Verdun 1916, Un tirailleur en enfer, 2003En 1915, Tierno, un jeune GuinĂ©en, rejoint Dakar afin de poursuivre ses Ă©tudes. Mais lĂ -bas, il est embarquĂ© de force sur un navire, avec d’autres Africains, Ă  destination de la France. AprĂšs un entraĂźnement, il devient tirailleur sĂ©nĂ©galais » et part se battre Ă  Verdun. Michael Morpurgo, Soldat Peaceful, 2004Dans la nuit du 24 au 25 juin 1916, Thomas Peaceful, trĂšs jeune soldat de l’armĂ©e britannique, ne veut surtout pas s’endormir, il veut se souvenir
 Le roman retrace son enfance dans la campagne anglaise du dĂ©but du XXe siĂšcle, jusqu’à son engagement dans l’armĂ©e britannique et son parcours en ce dĂ©but de la guerre de 1914. Un roman qui dĂ©nonce et rend hommage aux nombreux soldats qui furent injustement fusillĂ©s pour dĂ©sertion ou lĂąchetĂ© – dont certains seulement parce qu’ils s’étaient endormis Ă  leur poste. Sophie Humann, InfirmiĂšre pendant la PremiĂšre Guerre mondiale, Journal de GeneviĂšve Darfeuil, Houlgate-Paris, 1914-1918, Alors que le conflit s’éternise et que, sur le front, les hommes tombent les uns aprĂšs les autres, GeneviĂšve et sa mĂšre intĂšgrent plusieurs associations d’aide aux soldats. Le jour de ses 16 ans, GeneviĂšve commence Ă  travailler Ă  l’hĂŽpital d’Houlgate oĂč elle trouve sa vocation infirmiĂšre. HervĂ© Giraud, Le Jour oĂč l’on a retrouvĂ© le soldat Botillon, 2013Deux Ă©poques nous sont racontĂ©es en alternance la guerre de 14-18, Ă  laquelle participe le soldat Botillon, et le dĂ©but du XXIe siĂšcle, avec le rĂ©cit d’une fĂȘte de famille Ă  l’occasion des 100 ans d’une arriĂšre-grand-mĂšre qui n’est autre que la fille du soldat Botillon, et qui n’a jamais connu son pĂšre disparu lors des combats. Paul Dowswell, 11 Novembre, 2014Au matin du 11 novembre 1918, sur le front ouest, le soldat Will Franklin s’apprĂȘte Ă  partir en mission, Ă  la recherche de soldats allemands cachĂ©s au cƓur d’une forĂȘt. Le jeune homme, terrifiĂ© par la nouvelle Ă©preuve qu’il doit affronter, ignore, comme ses camarades, que d’ici quelques heures la guerre sera finie. Bandes dessinĂ©esÀ l’exception de Benjamin Rabier, il faut attendre la fin du XXe siĂšcle pour que la bande dessinĂ©e, alors en pleine expansion, s’empare du thĂšme de la PremiĂšre Guerre mondiale. InspirĂ© par l’histoire de son grand-pĂšre, Jacques Tardi s’est tout particuliĂšrement intĂ©ressĂ© Ă  cette pĂ©riode historique et lui a consacrĂ© plusieurs albums. Benjamin Rabier, Flambeau, Chien de guerre, 1916En 1916, le cĂ©lĂšbre illustrateur Benjamin Rabier imagine le personnage de Flambeau, chien de ferme devenu chien de guerre, dans un album illustrĂ© trĂšs proche de l’univers de la bande dessinĂ©e. Vilain et mal-aimĂ©, Flambeau part Ă  la guerre en amateur » et triomphe toujours de l’ennemi. Une Ɠuvre patriotique qui donne un aperçu de ce que pouvait ĂȘtre la propagande destinĂ©e aux enfants. Jacques Tardi, C’était la guerre des tranchĂ©es, 1993 Jacques Tardi, Jean-Pierre Verney, Putain de guerre, 2008 Kris, MaĂ«l, Notre mĂšre la guerre, 4 tomes, 2009-2014Affiches de propagandeLes affiches de propagande sont incontournables, dans toute l’Europe et aux États-Unis, pour exalter l’élan patriotique elles incitent Ă  s’engager et surtout, Ă  participer financiĂšrement Ă  l’effort de guerre en souscrivant aux emprunts d’État. Elles jouent aussi sur les peurs Ă  travers des caricatures effrayantes de l’ennemi, telle cette affiche allemande qui reprĂ©sente un soldat français aux doigts crochus cherchant Ă  s’emparer de l’ dĂ©but du XXe siĂšcle, vers 1905, et dans la continuitĂ© de l’hĂ©ritage impressionniste, les peintres se rĂ©clament de Gauguin, Van Gogh et CĂ©zanne et rompent avec l’ordre Ă©tabli. Ils peignent au mĂ©pris des rĂšgles de l’AcadĂ©mie et transgressent le principe d’imitation du monde visible fauvisme, cubisme, futurisme, abstraction constituent de vĂ©ritables rĂ©volutions picturales qui, face aux innovations, inventions et dĂ©couvertes du dĂ©but du siĂšcle aviation et cinĂ©ma notamment, inventent une nouvelle façon de reprĂ©senter la rĂ©alitĂ© et, plus, donnent Ă  voir d’autres rĂ©alitĂ©s que celles des apparences. Ces rĂ©volutions sont internationales de Paris Ă  Moscou, de Vienne Ă  Berlin, de Bruxelles Ă  Londres, les artistes Ă©changent, correspondent, et glissent peu Ă  peu vers l’abstraction
 La guerre de 14-18 brise l’élan de ce courant crĂ©atif. Ainsi, plusieurs mouvements d’avant-garde apparus avant 1914, comme le cubisme, disparaissent Ă  la fin de la guerre. Braque, qui n’a pas laissĂ© un croquis de la guerre, est blessĂ© en 1915 ; Derain, qui passe les quatre annĂ©es de la guerre dans l’artillerie, remplace Ă  cette occasion la peinture par la photographie. LĂ©ger Ă©chappe de justesse Ă  Verdun. D’anciens cubistes et fauves sont employĂ©s au camouflage. Certains, comme Delaunay et Picabia, quittent la France pour ne pas combattre. En Italie, la mort de Boccioni et de Sant’Elia vide le futurisme de sa substance. Par ailleurs, pour les pays en guerre, il n’est plus question de salons, d’expositions ou de dĂ©bats artistiques. Cependant, pour certains peintres qui sont mobilisĂ©s, la guerre s’impose comme sujet. Comment ont-ils reprĂ©sentĂ© cette guerre d’un genre nouveau, qui ne ressemble en rien aux batailles de jadis ? Les innovations technologiques de cette premiĂšre guerre industrielle, mais aussi l’effacement des hommes devant les machines et les souffrances conduisent les artistes vers de nouveaux modes d’expression. Les artistes des avant-gardes europĂ©ennes, expressionnistes, cubistes, futuristes, rompent avec la peinture acadĂ©mique des batailles, qui utilise l’allĂ©gorie et le rĂ©alisme. Ils inventent une expression nouvelle qui rend compte de la rĂ©alitĂ© – nouvelle aussi et monstrueuse – Ă  laquelle ils sont confrontĂ©s. Fernand LĂ©ger, qui reprĂ©sentera en 1917 les soldats en hommes-robots, totalement dĂ©shumanisĂ©s, dans son tableau La Partie de cartes, Ă©crit en mai 1915 Ă  un ami C’est tout de mĂȘme une guerre bien curieuse. [
] C’est linĂ©aire et sec comme un problĂšme de gĂ©omĂ©trie. Tant d’obus en tant de temps sur une telle surface, tant d’hommes par mĂštre et Ă  l’heure fixe en ordre. Tout cela se dĂ©clenche mĂ©caniquement. C’est l’abstraction pure, plus pure que la Peinture cubiste "soi-mĂȘme". Je ne te cache pas ma sympathie pour cette maniĂšre-lĂ  [
] » Fernand LĂ©ger, Une correspondance de guerre », Cahiers du musĂ©e national d’Art moderne, Paris, 1990.Fernand LĂ©ger, La Partie de cartes, 1917Huile sur toile H 1,29 m ; L 1,93 m, Otterlo, musĂ©e Britannique Nevinson et le futuriste italien Severini ressentent eux aussi que la guerre moderne doit ĂȘtre peinte de maniĂšre moderne. Il est impossible de reprĂ©senter les explosions des obus, ou le dĂ©chaĂźnement de l’artillerie il ne faut plus imiter, il faut transcrire. Pour exprimer la dĂ©shumanisation et la violence de la guerre, ces peintres vont briser les lignes, dĂ©laisser le dĂ©tail, pour faire Ă©clater les Nevinson, Explosion d’obus Bursting shell, 1915Huile sur toile H 0,76 m ; L 0,56 m, Royaume-Uni, Londres, Tate Severini, The War La Guerre, 1914Huile sur toile, Allemagne, Munich, Pinakothek der Moderne, Sammlung Moderne expressionnistes allemands, pour leur part, vont vers l’expression des angoisses humaines – tel le cri de dĂ©sespoir sidĂ©ral » qui rĂ©sonne dans l’Ɠuvre fameuse d’Edvard Munch, que l’on peut considĂ©rer comme le prĂ©curseur de ce mouvement. La forme expressionniste utilise un trait nerveux et des dĂ©formations qui font jaillir Ă©motions et sentiments. Parmi eux, Otto Dix se distingue particuliĂšrement, qui consacre une grande partie de son Ɠuvre Ă  la reprĂ©sentation de la guerre et aux sĂ©quelles qu’elle laisse dans la sociĂ©tĂ© allemande. La plupart de ses tableaux seront plus tard considĂ©rĂ©s comme de l’art dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© » par les Dix, Autoportrait en soldat, 1914Huile sur papier H 68 cm ; L 53,5 cm, Allemagne, Stuttgart, Kunstmuseum Dix, La Guerre triptique, 1929ContreplaquĂ©, huile sur bois panneau central H 2,04 m ; L 2,04 m ; panneau droit et gauche H 2,04 m ; L 1,02 m ; prĂ©delle H 0,60 m ; L 2,04 m, Allemagne, Dresde, Staatliche Kunstsammlungen, GemĂ€ldegalerie Neue il faut noter que la guerre est couverte par des photographes, des peintres et illustrateurs officiels comme François Flameng, dont les nombreux croquis et dessins sont parus dans la revue L’Illustration. Pour exemple, voici d’autres Ɠuvres inspirĂ©es par la Grande Guerre Erich Heckel, Zwei Verwundete, 1915, Xylographie sur papier, Allemagne, Essen, musĂ©e Vallotton, Les BarbelĂ©s, 1916, Galerie Paul-Vallotton, Kokoschka, Isonzo-Front Le Front d’Isonzo, 1916, MusĂ©e Jenisch, Grosz, Explosion, 1917, Museum of Modern Art, New Gromaire, La Guerre, 1925, MusĂ©e d’Art moderne de la Ville de Ottawa, la salle du SĂ©nat contient une sĂ©rie de grandes peintures sur la Grande Guerre, commissionnĂ©es par le Canada mais pour la plupart exĂ©cutĂ©es par des Britanniques. Il est facile d’obtenir une brochure sur le sujet voir Internet. Le MusĂ©e canadien de la guerre possĂšde Ă©galement une imposante collection de peintures rĂ©alisĂ©es par des Canadiens dont le sujet est la Grande Guerre, Ă  la fin du conflit ou tout de suite aprĂšs. Entre 2000 et 2005, une exposition itinĂ©rante de 60 Ɠuvres de cette collection mĂ©connue du musĂ©e a circulĂ© dans le pays, donnant lieu Ă  la brochure Tableaux de guerre, Chefs-d’Ɠuvre du MusĂ©e canadien de la guerre 2001. Enfin, on trouve un excellent article de Laura Brandon sur l’art de guerre et les membres du Groupe des Sept sur le site du MusĂ©e canadien de la guerre. Tous ceux qui sont nommĂ©s ne sont pas allĂ©s outre-mer, mais on les a souvent embauchĂ©s sur la fin de la guerre pour complĂ©ter ce que les Anglais avaient fait jusque-lĂ . La peinture de ceux du Groupe des Sept qui ont participĂ© aux combats ou ont eu l’occasion de voir tout de suite aprĂšs la guerre les dommages qu’elle avait causĂ©s, reste marquĂ©e par cette expĂ©rience. Une peinture de Jackson, un combattant, faite en Europe durant la guerre est Ă  rapprocher d’autres qu’il a plus tard faites au nord de l’ et monumentsLes sculptures et monuments sont essentiellement des objets commĂ©moratifs. Le monument aux morts fut particuliĂšrement important aprĂšs la guerre. On en trouve dans pratiquement tous les villages et villes de Benet, Le Poilu victorieux, 1920, monument aux morts une centaine d’exemplaires en France Walter Allward, Parc mĂ©morial canadien de Vimy, 1935-1936, Nord-Pas de Calais, FranceConstantin Brancusi, La Colonne sans fin, 1937, Targu Jiu, RoumanieParc mĂ©morial canadien de Vimy, Pas-de-Calais, 2013CinĂ©maL’historien du cinĂ©ma Laurent Veray distingue quatre phases dans la reprĂ©sentation de la PremiĂšre Guerre mondiale au cinĂ©ma. Durant le conflit mĂȘme, le cinĂ©ma joue un rĂŽle important. C’est la premiĂšre fois que la guerre est filmĂ©e. Que ce soient des fictions, des documentaires ou les bandes d’actualitĂ©, les films servent la propagande il s’agit souvent de reprĂ©sentations patriotiques qui glorifient l’acte guerrier. Dans cette veine, le film La Bataille de la Somme, qui est rĂ©alisĂ© Ă  la demande du gouvernement britannique, sort en salles Ă  Londres en 1916. Aux États-Unis, Charlie Chaplin rĂ©alise en 1918 le film The Bond, qui exhorte Ă  la souscription aux Liberty Bonds ». AprĂšs la guerre, et surtout dans les annĂ©es 1930, le cinĂ©ma reprĂ©sente la guerre dans une volontĂ© pacifique, voire pacifiste. Puis la Seconde Guerre mondiale Ă©clipsera la Grande Guerre pendant un temps, mais celle-ci fera un retour au cinĂ©ma dans les annĂ©es 1960-1970, dans une vision plus transgressive et plus antimilitariste encore dans le contexte de la dĂ©colonisation, la guerre de 14-18 permet de dĂ©noncer d’autres conflits. Enfin, dans les annĂ©es 1990, avec le retour de la guerre en Europe et Ă  Sarajevo, la PremiĂšre Guerre mondiale est largement reprise et reprĂ©sentĂ©e, comme le point de dĂ©part de l’histoire europĂ©enne. Malins, McDowell, La Bataille de la Somme The Battle of the Somme, 1916Ce film britannique rĂ©alisĂ© par Geoffrey H. Malins et John B. MacDowell en 1916, dĂšs le dĂ©but de la bataille de la Somme 1er juillet 1916, est considĂ©rĂ© comme le premier long mĂ©trage documentaire sur la guerre. Il sort Ă  Londres quelques semaines aprĂšs cette date. Il montre les soldats en action, en mĂ©langeant des Ă©vĂ©nements rĂ©els et des actions reconstituĂ©es. L’objectif initial du film Ă©tait de servir Ă  remonter le moral de l’arriĂšre afin de stimuler la mobilisation mais les images, qui laissent apparaĂźtre la violence de la guerre moderne, choquent au contraire. Trente salles projettent le film Ă  Londres ; Ă  l’automne 1916, 20 millions de Britanniques l’ont vu. La Bataille de la Somme compte parmi l’un des films que la censure canadienne accepte, et mĂȘme, elle encourage sa diffusion. Abel Gance, J’accuse, 1919Ce film muet qui reprĂ©sente la mort de masse est l’un des tout premiers longs mĂ©trages pacifistes. Les morts y sont jouĂ©s par des soldats permissionnaires qui retourneront au combat aprĂšs le tournage. Le rĂ©alisateur y fait aussi figurer des gueules cassĂ©es. Abel Gance en rĂ©alisera une seconde version, parlante, en 1937. Le film met en relief deux hommes que tout sĂ©pare issus d’un mĂȘme village. L’un, Jean Diaz, est poĂšte et porte la joie de vivre, l’autre, François Laurin, est une brute qui rend sa femme, Édith, contrainte au mariage par son pĂšre, malheureuse. Jean et Édith tombent amoureux. La guerre Ă©clate. Jean et François apprennent Ă  se connaĂźtre pendant la guerre. Édith est dĂ©portĂ©e en Allemagne comme toutes les femmes de son village. Elle est violĂ©e par des soldats et parvient Ă  s’échapper et rentre chez elle. Mais François meurt Ă  la guerre, quant Ă  Jean, il devient fou, il a des visions macabres qui dĂ©noncent et accusent les horreurs de la guerre et il finit par mourir Ă©galement. » LĂ©on Poirier, Verdun, visions d’Histoire, 1928Sorti Ă  l’occasion de la commĂ©moration des 10 ans de l’Armistice, ce film qui retrace la bataille de Verdun est Ă  mi-chemin entre le documentaire et l’Ɠuvre de fiction. Il est composĂ© de trois actes ou visions » la Force, l’Enfer et le Destin. Lewis Milestone, À l’Ouest rien de nouveau, 1930 d’aprĂšs le roman d’Erich Maria Remarque Raymond Bernard, Les Croix de Bois, 1931 d’aprĂšs le roman de DorgelĂšs. Jean Renoir, La Grande Illusion, 1937 [
] Deux soldats français sont faits prisonniers par le commandant von Rauffenstein, un Allemand raffinĂ© et respectueux. Conduits dans un camp de prisonniers, ils aident leurs compagnons de chambrĂ©e Ă  creuser un tunnel secret. Mais Ă  la veille de leur Ă©vasion, les dĂ©tenus sont transfĂ©rĂ©s. Ils sont finalement emmenĂ©s dans une forteresse de haute sĂ©curitĂ© dirigĂ©e par von Rauffenstein. Celui-ci traite les prisonniers avec courtoisie [
] Mais les officiers français prĂ©parent une nouvelle Ă©vasion. » Stanley Kubrick, Les Sentiers de la gloire, 1957Dans ce film en noir et blanc d’aprĂšs le livre Ă©ponyme de Humphrey Cobb, 1935, Kubrick aborde le rĂŽle qu’ont jouĂ© certains officiers en dĂ©fendant des soldats accusĂ©s d’abandon de poste. En 1916, un gĂ©nĂ©ral veut faire fusiller la totalitĂ© des soldats encore en vie aprĂšs un assaut, les accusant de lui avoir dĂ©sobĂ©i en refusant d’aller au front comme les autres
 Il est tempĂ©rĂ© par le colonel Dax seuls trois soldats dĂ©signĂ©s au hasard seront jugĂ©s et tuĂ©s pour l’exemple »  Cette Ɠuvre fut censurĂ©e en France pendant prĂšs de 20 ans, par peur de porter atteinte Ă  la dignitĂ© de l’armĂ©e française ». Bertrand Tavernier, Capitaine Conan, 1996 d’aprĂšs le roman de R. Vercel François Dupeyron, La Chambre des officiers, 2000 d’aprĂšs le roman de M. Dugain Jean-Pierre Jeunet, Un long dimanche de fiançailles, 2004 d’aprĂšs le roman de S. Japrisot Christian Carion, Joyeux NoĂ«l, 2005Ce film Ă©voque la trĂȘve de NoĂ«l de 1914 durant laquelle les camps ennemis ont fraternisĂ©, au grand dam de l’état-major. Paul Gross, La Bataille de Passchendaele, 2007 Se dĂ©roulant durant la PremiĂšre Guerre mondiale, La Bataille de Passchendaele raconte l’histoire du sergent Michael Dunne [
], un soldat qui est brutalement blessĂ© en France et qui retourne Ă  Calgary Ă©motionnellement et physiquement Ă©prouvĂ©. Lors de son sĂ©jour Ă  l’hĂŽpital militaire de Calgary, il rencontre Sarah [
], une infirmiĂšre mystĂ©rieuse et attirante avec qui il dĂ©veloppe une passion amoureuse. Lorsque le jeune frĂšre asthmatique de Sarah, Davis [
], s’enrĂŽle pour combattre en Europe, Michael se sent contraint de retourner Ă  la guerre pour le protĂ©ger. Michael et David, comme de milliers d’autres Canadiens, vont participer Ă  la troisiĂšme bataille contre d’impossibles forces, qu’on appelle communĂ©ment ?Passchendaele”. C’est une histoire de passion, de courage et de dĂ©vouement, qui montre l’hĂ©roĂŻsme de tous ceux qui ont combattu Ă  la guerre, et de ceux qui les ont appuyĂ©s. »Musique et chansonsComme les autres artistes, les musiciens et compositeurs français s’engagent dans la guerre. Arnold Schonberg, le pĂšre du dodĂ©caphonisme, et Claude Debussy s’engagent par patriotisme, chacun dans un camp opposĂ©. Le compositeur Maurice Ravel, qui rĂȘve de participer Ă  la guerre, sera cependant rĂ©formĂ© Ă  cause de sa trop petite taille. Certains musiciens compositeurs joueront Ă  proximitĂ© des lignes pour soutenir le courage des soldats quatuor du gĂ©nĂ©ral Mangin. La chanson a Ă©galement jouĂ© un grand rĂŽle dans les tranchĂ©es patriotique, grivoise ou contestataire, elle permettait aux soldats de se donner du courage. Enfin, l’arrivĂ©e des soldats afro-amĂ©ricains sur le continent europĂ©en va contribuer Ă  la diffusion d’une nouvelle musique le jazz. Tout au long du XXe siĂšcle, la Grande Guerre continuera Ă  inspirer de grands noms de la chanson française. Claude Debussy, Les soirs illuminĂ©s par l’ardeur du charbon », 1917En fĂ©vrier 1917, Debussy compose cette courte piĂšce, aux accents de dĂ©sespoir et d’abandon, dont le titre est un vers de Charles Baudelaire. Gustav Holst, Les planĂštes, Mars, celui qui annonce la guerre, composĂ©e en 1914, créée en 1918ƒuvre symphonique dans laquelle les rythmes martelĂ©s et les dissonances exaltent l’élan et le courage des combattants. Cette marche guerriĂšre puissante et chaotique, parfois utilisĂ©e au cinĂ©ma, a influencĂ© les compositeurs de musiques de films notamment John Williams musique de Star Wars. Maurice Ravel, Concerto pour la main gauche, 1929-1931Ce concerto pour piano et orchestre en un seul mouvement a Ă©tĂ© composĂ© entre 1929 et 1931 et créé Ă  Vienne le 5 janvier 1932 par le pianiste autrichien Paul Wittgenstein, qui avait perdu son bras doit sur le front russe. Cette Ɠuvre, destinĂ©e Ă  n’ĂȘtre jouĂ©e que de la main gauche, nĂ©cessite une incroyable virtuositĂ©. La Chanson de Craonne, 1915Cette chanson contestataire fut censurĂ©e par le commandement militaire pour ses paroles subversives et antimilitaristes. Jacques Brel, La Colombe, 1959Cette chanson n’évoque pas la guerre de 14-18 en particulier, mais la guerre en gĂ©nĂ©ral. C’est une chanson pacifiste Ă©crite dans le contexte de la guerre d’AlgĂ©rie. Barbara, Le Verger en Lorraine, 1962 paroles de J. Poissonnier Maxime le Forestier, Les Lettres, 1975Cette chanson, Ă©crite Ă  partir de lettres retrouvĂ©es dans un grenier, Ă©voque la correspondance entre un mari mobilisĂ© et sa femme. Michel Sardou, Verdun, 1979 Notes bibliographie - sitographieBrandon Laura, L’art de guerre canadien » sur le site du MusĂ©e canadien de la Françoise, Dagen Philippe dir., Histoire de l’art. Époque contemporaine. XIXe-XXe siĂšcles, Flammarion, 1998 derniĂšre Ă©d. 2003.Milkovitch-Rioux Catherine , L’influence de la Grande Guerre sur la littĂ©rature française contemporaine », in Robert Gagnon, Yves Gingras, Actes du colloque Le Canada et la France dans la Grande Guerre », Ă  paraĂźtre en Sophie, ReprĂ©sentations de la Grande Guerre le regard des peintres contemporain et quel usage a Ă©tĂ© fait de leurs rĂ©alisations ? », sur le site de l’exposition La guerre 14-18 de la BibliothĂšque nationale de France. 1914-1918. La Grande Guerre Ă  travers les arts », un documentaire interactif de Adrien Minard, Pierre-Henri Gibert, Cellules. Chefs-d’Ɠuvre d’art militaire prĂ©sentĂ©s au musĂ©e McCord », sur le site du musĂ©e McCord. Inventaire national des monuments commĂ©moratifs militaires canadiens », sur le site de la Direction Histoire et patrimoine de la DĂ©fense nationale du Canada. La couleur des larmes. Les peintres devant la PremiĂšre Guerre mondiale », sur le site du MĂ©morial de Caen. La propagande de guerre au Canada », sur le site du MusĂ©e canadien de la guerre. Le coquelicot du jour du Souvenir et le poĂšme "Au champ d’honneur” », sur le site du MusĂ©e canadien de la guerre. Le spectacle "La Grande Guerre des Musiciens” », sur le site 14-18 Mission Centenaire. Les affiches », sur le site Les monuments aux morts, des Ɠuvres d’art au service du souvenir », sur le site Chemins de MĂ©moire. Petite bibliothĂšque du Centenaire. RĂ©cits de guerre », sur le site 14-18 Mission centenaire. Tableaux de guerre. Chefs-d’Ɠuvre du MusĂ©e canadien de la guerre. 1914-1918. 1939-1945 », exposition en ligne sur le site du MusĂ©e canadien de la de l’Association Wilfred Owen France. © RĂ©seau CanopĂ©, 2015 7 films et sĂ©ries incontournables sur la Seconde Guerre mondiale
 Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale il y a 75 ans, de trĂšs nombreux films et sĂ©ries ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s sur le sujet. Il a toujours Ă©tĂ© difficile d’arriver Ă  retranscrire sur Ă©cran la rĂ©alitĂ© des Ă©vĂ©nements qui se sont dĂ©roulĂ©s durant cette intense pĂ©riode de combats, persĂ©cution, peur et hĂ©roĂŻsme. Les sept films et sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es ci-dessous sont considĂ©rĂ©s comme des classiques, basĂ©s sur des histoires de vĂ©tĂ©rans et autres survivants, mettant en lumiĂšre diffĂ©rents lieux iconiques Ă  travers l’Europe. VoilĂ  pourquoi ces sept Ɠuvres cinĂ©matographiques devraient figurer dans toutes les bonnes vidĂ©othĂšques ! FrĂšres d’armes Band of Brothers, 2001 FrĂšres d’armes est la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e sur la Seconde Guerre mondiale la plus populaire. Co-produite par Steven Spielberg et Tom Hanks, la sĂ©rie suit la “Easy Company” du 506Ăšme RĂ©giment de la 101Ăšme division aĂ©roportĂ©e, depuis les prĂ©paratifs de leur dĂ©part en 1942 jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La “Easy Company” a jouĂ© un rĂŽle important dans le dĂ©barquement et a pris part Ă  la bataille de Carentan, l’Operation Market Garden et la Bataille des Ardennes. La sĂ©rie est constituĂ©e de 10 Ă©pisodes de 60 minutes, chaque Ă©pisode Ă©tant consacrĂ© Ă  une Ă©tape importante de la fin de la Seconde Guerre mondiale. La sĂ©rie a Ă©tĂ© nommĂ©e pour 19 Emmy Awards et en a remportĂ© six. Elle a aussi reçu le Golden Globe de la “Meilleure mini-sĂ©rie ou film de tĂ©lĂ©vision”. DĂ©couvrir le musĂ©e de la 101Ăšme division aĂ©roportĂ©e En savoir plus sur l’Operation Market Garden Visiter les lieux emblĂ©matiques de la bataille des Ardennes ï»żï»żï»ż Il faut sauver le soldat Ryan Saving Private Ryan, 1998 L’un des films les plus cĂ©lĂšbres sur la Seconde Guerre mondiale, Il faut sauver le soldat Ryan est devenu un classique dĂšs sa sortie en 1998. Egalement produit par Steven Spielberg, il a Ă©tĂ© le premier film Ă  tenter une approche rĂ©aliste des Ă©vĂ©nements du dĂ©barquement de Normandie. Le Capitaine Miller Tom Hanks a pour mission de retrouver le soldat Ryan Matt Damon car ses deux frĂšres sont tombĂ©s au front, ce qui lui donne le droit d’ĂȘtre rapatriĂ© aux Etats-Unis et de retrouver sa famille. Mais le Capitaine Miller doit faire face Ă  un problĂšme de taille, le soldat Ryan, qui faisait partie de la 101Ăšme division aĂ©roportĂ©e, a Ă©tĂ© parachutĂ© quelque part en France. Le film raconte l’extraordinaire Ă©popĂ©e pour retrouver le soldat Ryan avant qu’il ne soit trop tard. SuccĂšs critique et public, le film a Ă©tĂ© la source d’inspiration pour la sĂ©rie FrĂšre d’armes. Le film a remportĂ© cinq oscars, deux BAFTA, deux Golden Globes, et de trĂšs nombreux autres prix internationaux. En apprendre plus sur le dĂ©barquement de Normandie DĂ©couvrir le musĂ©e de la 101Ăšme division aĂ©roportĂ©e Visiter la France et ses nombreux sites de mĂ©moire L’enfer du Pacifique The Pacific, 2010 L’enfer du Pacifique peut ĂȘtre vu comme une continuation de FrĂšres d’armes et son pendant sur le versant pacifique des combats. L’histoire est basĂ©e sur les mĂ©moires de Eugene Sledge et Robert Leckie, deux “marines” qui ont pris part Ă  la guerre contre l’empire japonais. Au cours de l’histoire, la premiĂšre division navale prend part Ă  diffĂ©rentes batailles comme celles de Guadalcanal, Okinawa et Cap Gloucester. L’enfer du Pacifique est trĂšs diffĂ©rent de FrĂšres d’armes et se focalise davantage sur les histoires personnelles et la vie privĂ©e des protagonistes. Comme FrĂšres d’armes, la sĂ©rie a Ă©tĂ© produite par Steven Spielberg et Tom Hanks. Elle a remportĂ© 7 Emmy Awards et a Ă©galement Ă©tĂ© nommĂ©e pour un Golden Globe. La chute Der Untergang, 2004 Les films sur la Seconde Guerre mondiale adoptent souvent le point de vue des forces alliĂ©es. Avec La chute, les spectateurs dĂ©couvrent les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale du point de vue allemand. Le film nous plonge dans le bunker d’Hitler Bruno Ganz, oĂč il vit les derniers jours de l’Allemagne nazie alors que l’armĂ©e Rouge encercle Berlin. Traudl Junge Alexandra-Maria Lara, le personnage principal, devient la derniĂšre secrĂ©taire privĂ©e d’Hitler et doit emmĂ©nager dans le bunker
 La chute permet de rendre compte Ă  quel point les Nazis, y compris les enfants, Ă©taient fidĂšles Ă  Hitler et Ă  son idĂ©ologie jusque dans les derniers jours du rĂ©gime. Le film a Ă©tĂ© nommĂ© pour un Oscar dans la catĂ©gorie “Meilleur film Ă©tranger”. En apprendre plus sur la bataille de Berlin Dunkerque Dunkirk, 2017 Sorti en 2017, Dunkerque est dĂ©jĂ  devenu un classique. RĂ©alisĂ© par Christopher Nolan, le film raconte l’histoire de l’évacuation de Dunkerque l’une des Ă©tapes de l’OpĂ©ration Dynamo pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette co-production Brittano-AmĂ©ricano-Franco-NĂ©erlandaise a rapportĂ© plus que tout autre film du genre. L’histoire est racontĂ©e depuis trois points de vue depuis la plage de Dunkerque avec l’infanterie, l’évacuation de la Royal Navy Ă  travers la Manche, et dans les airs avec la perspective de plusieurs pilotes de la Royal Air Force. La plupart des acteurs sont peu connus, Ă  l’exception du chanteur Harry Styles. Le film a remportĂ© plusieurs prix incluant un Bafta et trois Oscars. Le jour le plus long The Longest Day, 1962 Le jour le plus long est basĂ© sur le livre ’Le jour le plus long, 6 Juin 1944’’ Ă©crit par Cornelius Ryan en 1959. Le film offre une vue d’ensemble des premiĂšres 24 heures aprĂšs le dĂ©barquement de Normandie. L’histoire est racontĂ©e depuis 3 perspectives amĂ©ricaine, française et allemande. Au cours de ses trois heures, le film montre les Allemands se prĂ©parant pour une possible invasion alliĂ©e, le dĂ©barquement des troupes amĂ©ricaines et britanniques, l’arrivĂ©e de l’armĂ©e française Ă  Ouistreham, et de nombreux autres Ă©vĂ©nements liĂ©s au dĂ©barquement. Le film a remportĂ© 3 Oscars et un Golden Globe. Avant la sortie de La Liste de Schindler, Le jour le plus long Ă©tait le film en noir et blanc le plus cher de l’histoire. En apprendre plus sur le dĂ©barquement de Normandie Un pont trop loin A Bridge Too Far, 1976 En 1974, Cornelius Ryan a publiĂ© un autre livre sur l’opĂ©ration Market Garden, pour lequel il a reçu de nombreux Ă©loges. Richard Attenborough a adaptĂ© le livre au cinĂ©ma en 1977. Le film raconte l’histoire de l’échec de l’opĂ©ration Market Garden, l’opĂ©ration militaire menĂ©e par l’armĂ©e britannique ayant pour objectif de reprendre neuf ponts qui auraient pu permettre aux AlliĂ©s d’ouvrir une route vers l’Allemagne. L’histoire atteint son climax avec la bataille pour le dernier pont Ă  Arnhem, que les AlliĂ©s n’ont pas rĂ©ussi Ă  prendre. MĂȘme si Ă  l’époque de la sortie du film, les critiques Ă©taient mitigĂ©es, il est maintenant considĂ©rĂ© comme un classique du genre. En apprendre plus sur l’opĂ©ration Market Garden Participer Ă  l’évĂ©nement “OpĂ©ration Market Garden 2019” Article Ă©crit par Jos Flikweert, Pays-Bas. Cet article vous a donnĂ© envie de visiter certains lieux historiques prĂ©sentĂ©s dans ces films ? Surfez sur le reste du site pour plus d’informations sur les musĂ©es, destinations et itinĂ©raires, ou suivez-nous sur Facebook, Instagram ou Twitter. “Europe Remembers” est une campagne de Liberation Route Europe pour commĂ©morer et cĂ©lĂ©brer les 75 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en 2019-2020. 13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 1237 La filmographie sur la premiĂšre guerre mondiale se concentre encore sur quelques batailles, souvent en France, mais a le mĂ©rite d'Ă©clairer certains aspects non europĂ©ens, notamment aux Moyen-Orient et autour du rĂŽle de la Turquie. Ainsi la bataille des Dardanelles, ou la bataille de Gallipoli concentre-t-elle l'attention de cinĂ©astes, le nationalisme de l'Australie et de la Turquie valent bien celui de la France ou de l'Allemagne, avec, de plus, une intensitĂ© accrue par la jeunesse de l'accession Ă  l'indĂ©pendance ou Ă  l'autonomie... Ils montrent le mĂȘme acharnement des Ă©tats-majors Ă  dĂ©fendre une conception dĂ©suĂšte de la guerre face aux changements technologiques, notamment du cĂŽtĂ© des AlliĂ©s. Rappelons ici seulement que la campagne des Dardanelles qui opposa l'Empire Ottoman aux troupes britanniques et françaises dans la pĂ©ninsule de Gallipoli dans l'actuelle Turquie se dĂ©roule du 18 mars 1915 dĂ©barquement des troupes alliĂ©es le 25 avril aprĂšs une tentative de contrĂŽler les DĂ©troits au 9 janvier 1916 fin du repli alliĂ© aprĂšs une dĂ©faite sanglante. - Gallipoli la bataille des Dardanelles titre original Gelibolu, documentaire turc diffusĂ© en 2005, de Tolga OMEK distribution Too Cool Production & Distribution, avec la participation de Zafer ERGIN, Demetri GORITSAS et Jeremy IRONS, retrace en toute objectivitĂ© la bataille des Dardanelles, le deuxiĂšme plus grand dĂ©barquement de l'histoire mondiale, grĂące Ă  des lettres, photographies et documents alors inĂ©dits. Le film relate les consĂ©quences de cette bataille sur l'histoire mondiale, les souffrances, les Ă©motions Ă©prouvĂ©es par les soldats des diffĂ©rentes nationalitĂ©s qui ont combattu. Les dix caractĂšres marquants du film ont Ă©tĂ© inspirĂ©s Ă  partir de documents originaux, lettres et journaux intimes Ă©crits par des soldats au cours de cette bataille; deux Anglais, trois NĂ©o-ZĂ©landais, trois Australiens et deux Turcs. CĂŽtĂ© documentaire toujours, on peut se rĂ©fĂ©rer au DVD de la sĂ©rie EncyclopĂ©die de la grande guerre, de CB-NEW, avec les commentaires de Pierre MIQUEL, La guerre dans les Balkans, au chapitre 1 . Les Dardanelles. Mais c'est peut-ĂȘtre moins bien mis en perspective cĂŽtĂ© turc, Ă©tant plutĂŽt dans le compte-rendu des difficultĂ©s des alliĂ©s dans les Balkans, lesquels se trouvĂšrent surpris ils croyaient y trouver un point faible et dĂ©faits... CĂŽtĂ© films - Gallipoli, la bataille des Dardanelles, diffusĂ© en 2013, film turc de Kemal UZUN, Serdar AKAR et Ahmet KARAMAN, avec GĂŒrkan UYGUN, Berrak TUZUMATAC, Mahir GUNSIRAY, relate l'histoire en 1915 de deux frĂšres qui se retrouvent en plaine bataille, l'un des Ă©vĂ©nements les plus sanglants de la PremiĂšre Guerre mondiale. Pourront-ils y survivre et ne pas se retrouver sĂ©parĂ©s l'une de l'autre sont les deux question Ă  suspens du film... - Gallipoli, film sorti en 1981, rĂ©alisĂ© par Peter WEIR, avec Mel GIBSON, En 110 minutes, le film raconte l'histoire de deux amis australiens qui s'engagent en mai 1915 par bravade patriotique pour aller combattre. Ils se retrouvent Ă  Gallipoli oĂč ils dĂ©couvrent les horreurs de la guerre au cours de la bataille. Notamment, ils doivent composer avec un commandement bornĂ© et incompĂ©tent qui les envoie sciemment Ă  la mort. C'est-Ă -dire que les autoritĂ©s militaires n'avaient pas compris que la vaillance des fantassins ne pouvaient pas grand chose contre les nids de mitrailleuses et les envoyaient s'Ă©lancer des tranchĂ©es en musique et fanfare, tout comme leurs homologues du large front de l'Ouest en France. - Parmi les premiers films qui racontent la bataille des Dardanelles, citons le mĂ©trage britannique Tell England, de 1931, rĂ©alisĂ© par Anthony ASQUITH et Geoffrey BARKAS. Il relate l'engagement de deux jeunes hommes lors de la premiĂšre guerre mondiale, et notamment leur participation Ă  la cette bataille. Le film en noir et blanc d'une durĂ©e de 80 minutes, avec entre autres acteurs Carl HARBORD et Tony BRUCE, fut critiquĂ© Ă  sa sortie pour son apparente glorification de la guerre, malgrĂ© les dĂ©nĂ©gations de ses auteurs. Anthony ASQUITH, dont le pĂšre Ă©tait premier ministre au moment de la bataille, s'en dĂ©fend en voulant montrer la rĂ©alitĂ© du vĂ©cu des soldats, bien plus efficace dans la propagande anti-guerre que de les voir comme des brutes saoules. A voir surtout pour la vision de la guerre 14-18, bien plus contrastĂ©e qu'on veut bien l'Ă©crire, dans les annĂ©es 1930... FILMUS ComplĂ©tĂ© le 24 octobre 2020 Published by GIL - dans FILMS UTILES Film Les sentiers de la gloire Stanley Kubrik, 1957ChĂąteau de SchleissheimOberschleißheim 85764 Oberschleißheim, AllemagneUne grande partie de film de Stanley Kubrik fut tournĂ© dans ce trĂšs bel Ă©difice de Haute-BaviĂšre dont la construction dĂ©buta en 1616. Le long mĂ©trage se fonde sur des Ă©vĂ©nements historiques s’étant dĂ©roulĂ©s pendant la PremiĂšre guerre mondiale, notamment l’affaire des caporaux de Souain oĂč RĂ©veillac, gĂ©nĂ©ral, fit tirer sur ses propres hommes parce qu’ils ne voulaient plus sortir de leurs tranchĂ©es. Les sentiers de la gloire obtint le prix Chevalier de la Barre lors du Festival de Cannes et influença de nombreux autres rĂ©alisateurs, notamment Jean-Pierre Jeunet pour Un long dimanche de fiançailles ou Christian Carion pour Joyeux long dimanche de fiançailles Jean-Pierre Jeunet, 2004MusĂ©e d’Orsay1 Rue de la LĂ©gion d’Honneur, 75007 ParisAfin d’obtenir des informations supplĂ©mentaires concernant la disparition de Manech Gaspard Ulliel, Mathilde tĂ©lĂ©phone Ă  la sƓur de GĂŒnther Elina Löwensohn, l’Allemand tuĂ© dans les tranchĂ©es, depuis la gare d’Orsay. Celle-ci abrite aujourd’hui un musĂ©e consacrĂ© Ă  l’art occidental de 1848 Ă  1914. L’équipe de tournage a pu s’y installer un jour oĂč l’établissement Ă©tait fermĂ© au public. Dans la rĂ©alitĂ©, la gare d’Orsay n’a jamais accueilli de trains Ă  vapeur aussi imposants que ceux visibles dans le film, mais seulement de petits pour transiter vers la gare d’ grande illusion Jean Renoir, 1937Caserne Quartier Walter Ă  Colmar2 rue des Belges, 68000 ColmarEn plus de Neuf-Brisach ou du ChĂąteau du Haut-Koenigsbourg, des scĂšnes extĂ©rieures du film ont Ă©tĂ© tournĂ©es dans ce lieu abritant le 152e rĂ©giment d’infanterie. SurnommĂ© le rĂ©giment des Diables rouges » par les Allemands en 1915, il fut fondĂ© en 1794. Jean Renoir a eu Ă©normĂ©ment de mal Ă  financer son long mĂ©trage. Il trouva une producteur grĂące Ă  Jean Gabin, le lieutenant MarĂ©chal dans le film. Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du IIIe Reich, le censura et chercha Ă  dĂ©truire toutes ses copies. La grande illusion fut donc interdit en Allemagne mais Ă©galement en France Ă  partir du 1er octobre 1940, notamment en raison de son esprit pacifique et de sa volontĂ© de fraternisation entre les peuples. Heureusement, des copies ont Ă©tĂ© sauvĂ©es. Un immense chance pour le l’ouest rien de nouveau Lewis Milestone, 1930Malibu LakeCalifornie 91301, Ă©tats-UnisOscar du meilleur film et du meilleur rĂ©alisateur en 1930, A l’ouest rien de nouveau fut en partie tournĂ© dans les studios Universal et dans le RKO PathĂ© Studio tous les deux situĂ©s en Californie. Dans cet Ă©tat de l’Ouest des Etats-Unis, d’autres scĂšnes furent filmĂ©es dans la Sherwood Forest, dans le Irvine Ranch Ă  Laguna Beach, Ă  Balboa Ă  Newport Beach ainsi qu’au Lac Malibu. Ce parc artificiel fut créé en 1922 lors de la construction d’un barrage. Comme La grande illusion, le long mĂ©trage fut interdit en Allemagne une semaine aprĂšs sa sortie, le 11 dĂ©cembre 1930 par le Film-OberprĂŒfstelle, le comitĂ© de censure dirigĂ© par grande guerre Mario Monicelli, 1959Forte di Landro39034 Dobbiaco, Bolzano, ItalieConstruit en 1880 pour protĂ©ger l’empire austro-hongrois, le Fort di Landro fut le dĂ©cor du film La grande guerre, racontant la vie de Oreste Alberto Sordi et Giovanni Vittorio Gassman, deux soldats, sur le front italo-autrichien. La forteresse servit d’hĂŽpital militaire dans le film Adieu aux armes rĂ©alisĂ© par Charles Vidor. La croix rouge peinte Ă  cette occasion sur sa façade est toujours visible aujourd’hui. Le long mĂ©trage de Mario Monicelli fut rĂ©compensĂ© par le Lion d’or de la Mostra de Venise en lĂ -haut Albert Dupontel, 2017HĂŽtel Fortuny9 rue Fortuny, 75017 ParisParmi les rares lieux de tournages parisiens de ce long mĂ©trage se trouve l’hĂŽtel Fortuny, principalement utilisĂ© pour les scĂšnes d’intĂ©rieur. Construit en 1891, ce bĂątiment a d’abord servi de lieu d’habitation, puis d’école de haute couture et d’esthĂ©tique et enfin de lieu de tournage pour la sociĂ©tĂ© de production d’Albert Dupontel. Outre Au revoir lĂ  haut, il y a Ă©galement tournĂ© 9 mois ferme. Au-revoir lĂ -haut est une adaptation du roman Ă©ponyme de Pierre LemaĂźtre, prix Goncourt en 2013. Le rĂ©alisateur rencontra par deux fois ce dernier pour discuter ensemble du dĂ©nouement du rĂ©cit aprĂšs avoir Ă©crit 13 versions de scĂ©nario pour son Conan Bertrand Tavernier, 1996Carul Cu BereStrada Stavropoleos 5, București 030081, RoumanieAdaptation du roman Ă©ponyme de Roger Vercel, Capitaine Conan suit les pas de cet officier dont le rĂŽle fut tenu par Philippe Torreton sur le front des Balkans. L’une des scĂšnes du film fut tournĂ©e dans ce bar-restaurant du quartier de Lipscani Ă  Bucarest. De style nĂ©ogothique, il fut rĂ©alisĂ© sur les plans de Siegfried Kofczinsky en 1899. C’est l’intĂ©rieur Art dĂ©co qui servit de dĂ©cor au long mĂ©trage de Bertrand Tavernier. Prix MĂ©liĂšs l’annĂ©e de sa sortie, il fut aussi rĂ©compensĂ© par deux CĂ©sar, celui de meilleur rĂ©alisateur et de meilleur Gardiennes Xavier Beauvois, 2017Gare de Verneuil-sur-VienneJoyeux NoĂ«l Christian Carrion, 2005ChĂąteau de BriasRue du chĂąteau, 62130 BriasCe trĂšs beau chĂąteau du XVIIIe siĂšcle abrita le quartier gĂ©nĂ©ral du MarĂ©chal Foch lors de la Bataille d’Artois. Il fut donc logique pour le rĂ©alisateur français de l’utiliser dans son long mĂ©trage. PrĂ©sentĂ© en sĂ©lection officielle hors compĂ©tition lors du festival de Cannes l’annĂ©e de sa sortie, il met en scĂšne la fraternisation de soldats français et allemands le jour de NoĂ«l autour d’une partie de football. Ce moment suspendu, comme une trĂȘve, fut dĂ©couvert par Christian Carion dans le livre de l’historien Yves Buffetaut, Batailles de Flandres et d’Artois 1914-1918. NĂ©anmoins, l’armĂ©e française refusa de prĂȘter ses terrains pour le tournage parce qu’elle ne voulait pas relater ce tabou militaire. Pour plus de cohĂ©rence, dans le film, chaque camp parle sa langue. Si les Français parlent français, les Ă©cossais communiquent en anglais et les Allemands dans la langue de Saganne Alain Corneau, 1984Ruines du Fort SaganneDĂ©sert Adrar, MauritanieDans le film rĂ©alisĂ© par Alain Corneau, le spectateur dĂ©couvre l’histoire de l’officier Charles Saganne GĂ©rard Depardieu et de ses troupes combattant les tribus rĂ©voltĂ©es du Sahara en 1911. Les Ă©quipes techniques ont créé de toutes piĂšces ce dĂ©cor de forteresse sur la piste de Chinguetti, non loin de la passe d’Amogjar. Attention nĂ©anmoins, le ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres met en garde les touristes car la zone est peu sĂ»re. Une mini-sĂ©rie pour France 2 fut dĂ©clinĂ©e du film, agrĂ©mentĂ©e de scĂšnes inĂ©dites. Le conseil d'achat Fantrippers Carte PARIS des 100 lieux cultes La carte Paris Fantrippers, un moyen original de dĂ©couvrir la capitale française ! À travers 100 lieux de la pop culture arpentez ses rues sous un autre angle. Films, sĂ©ries, musiques, bandes dessinĂ©es et romans, vous permettront de passer un agrĂ©able moment dans la Ville-Monde. De format pliĂ© 10 x 18 cm et 60 x 54 cm dĂ©pliĂ©e, elle se glisse aisĂ©ment dans votre poche ou votre sac pour ĂȘtre consultĂ©e facilement. Afficher la suiteAcheter au meilleur prix sur Par Anthony Thibault vendredi 8 novembre 2019 Discutons de cet article

film sur la premiĂšre guerre mondiale